Un gendarme contrôle des véhicules, le 13 août 2010 au péage autoroutier  de Gerzat dans le cadre du dispositif de sécurisation routière mis en  place par la gendarmerie.
Un gendarme contrôle des véhicules, le 13 août 2010 au péage autoroutier de Gerzat dans le cadre du dispositif de sécurisation routière mis en place par la gendarmerie. - T. ZOCCOLAN/ AFP

M.B.

Fin de semaine chargée en perspective sur les autoroutes. Le traditionnel chassé-croisé des juillettistes et aoûtiens devrait se traduire par un record d’affluence, mais aussi de pannes. L’an dernier, 344.000 interventions ont été recensées sur le réseau français, soit quatre dépannages par million de kilomètres parcouru.

Un forfait de base…

Et pour les automobilistes qui en ont fait l’expérience, l’addition peut grimper très vite. En effet, il est impossible de faire appel au garagiste de son choix. Les pouvoirs publics agréent, tous les ans, pour chaque tronçon d'autoroute, des professionnels. L'automobiliste doit alors appeler le dépanneur en utilisant la borne SOS disponible tous les deux kilomètres. Celui-ci est censé intervenir dans les 30 minutes qui suivent. Pour tous les véhicules de moins de 1,8 tonne, le tarif de base est de 117 euros et de 144,5 euros jusqu’à 3,5 tonnes. Mais il est majoré de 50% les samedis, dimanches et jours fériés et entre 18h et 8h. Les prix sont identiques pour une intervention sur place, sur une aire de stationnement ou vers l’atelier du dépanneur, après un remorquage. Dans tous les cas, au-delà de 30 minutes d’intervention, le véhicule est remorqué d’office.

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auquel il faut parfois rajouter certaines prestations

Mais au-delà du forfait de base, il vous faudra régler la fourniture éventuelle de pièces, le temps de main-d'œuvre supplémentaire à la demi-heure incluse ou le remorquage au-delà des 5km après la sortie d'autoroute la plus proche du lieu de la panne. Pour ces prestations, les tarifs sont libres, mais doivent être affichés de manière visible et lisible dans le véhicule d'intervention. Le dépanneur doit également fournir au client une facture détaillée des prestations fournies.

En cas de litige, le client peut saisir l’antenne régionale de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Il dispose aussi d’un recours par le biais des réclamations auprès de la société d’autoroutes.

Satisfaction des usagers

D’après la dernière enquête annuelle de satisfaction de l’Association des sociétés françaises d'autoroutes, près de neuf clients sur dix dépannés sur autoroute, suite à une crevaison, une panne d’essence, un problème de moteur, etc, sont satisfaits de la prestation fournie. «Toutefois les modalités d’intervention des dépanneurs sur le réseau concédé restent encore méconnues et suscitent des craintes que révèle la faible note (6,3/10) attribuée par les clients interrogés dans l’enquête annuelle de satisfaction, alors même que la majorité d’entre eux n’y ont pas eu recours, souligne l’organisme.