Doux: La justice prolonge la période d'observation jusqu'en octobre

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Publié le 2 août 2012.

DISTRIBUTION - Plus de 3.400 emplois sont en jeu...

Le tribunal de commerce de Quimper donne du temps à Charles Doux. Il a décidé, mercredi, de prolonger la période d'observation de Doux jusqu'au 9 octobre, le temps de permettre à ce dernier de finaliser son plan de continuation. Dans ce plan, qui préserve 3.185 emplois, sur les 4.195 (3.484 CDI et 711 CDD) que comptent le groupe, endetté à hauteur de 430 millions d'euros et placé en redressement judiciaire le 1er juin dernier, la banque britannique Barclays deviendrait majoritaire dans le capital du groupe, contrôlé à 80% par la famille Doux et à 20% par la BNP.

Sur la quinzaine d'offres de reprise déposées, une autre options se détache: celle du consortium Sofiprotéol - l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales - qui regroupe des acteurs français du secteur volailler, privés et coopératives: Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol), Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia, dont certains ont fait des offres individuelles. L'offre de Sofiprotéol prévoit de reprendre 2.707 salariés et d'en reclasser 371 dans ses filiales, soit une solution pour 3.078 salariés. Une réorientation de la stratégie du groupe est également mise en avant: «pour répondre davantage à la demande du marché français, la production de produits frais devrait être augmentée de 1 million de poulets par semaine. La production de poulets congelés exportés serait diminuée d'autant», a indiqué Sofiprotéol, présidé par Xavier Beulin, également patron du principal syndicat agricole FNSEA. Même si Charles Doux a jugé consternantes les offres de reprise, une bonne partie des salariés préfère celle de Sofiprotéol.

Mise en liquidation de la division «frais»

Les deux scénarios laissent respectivement sur le carreau 1.117 et 1.010 salariés, sans compter l'incidence sur les emplois dans le reste de la filière. En effet, l'avenir du groupe Doux est également crucial pour  les quelque 800 éleveurs, et les 2.000 personnes employées par des sociétés de transport travaillant pour le groupe, et les nombreux sous-traitants.

Le tribunal a décidé également de mettre en liquidation le pôle frais de Doux. L'activité se poursuivra jusqu'au 10 septembre et les offres de reprises pour l'activité peuvent être déposées jusqu'au 10 août. Cette décision semble favorable au plan de continuation présenté par le PDG Charles Doux, qui avait émis ces demandes. Principal bénéficiaire français de la PAC (politique agricole commune), avec 59 millions d'euros d'aides versées lors du dernier exercice, le groupe basé à Châteaulin (Finistère) est implanté essentiellement en Bretagne mais aussi dans le Centre, les Pays de la Loire et le Pas-de-Calais.

M.B. avec agences
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