Le Centre d'analyse stratégique (CAS), qui conseille le gouvernement, a préconisé jeudi de réfléchir à de nouvelles formes d'organisation du travail qui permettent de concilier l'égalité hommes/femmes et la performance des entreprises.
Le Centre d'analyse stratégique (CAS), qui conseille le gouvernement, a préconisé jeudi de réfléchir à de nouvelles formes d'organisation du travail qui permettent de concilier l'égalité hommes/femmes et la performance des entreprises. - Philippe Huguen afp.com

Mathieu Bruckmüller

Corollaire de la hausse ininterrompue du chômage depuis quatorze mois, le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés par Pôle emploi ne cesse de progresser. En juin, il a augmenté de 0,8% à 2.755.200 personnes, contre 2.636.600 en juin 2011, c'est-à-dire une progression de 4,3% sur un an.

Le mois dernier, le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) a lui aussi augmenté de 0,8%, soit 23.700 chômeurs de plus. En incluant les demandeurs d’emploi qui ont exercé une activité réduite (catégorie B et C), le nombre de chômeurs a progressé de 1,1%, soit un bond de 6,9% au cours des douze derniers mois. 

Plus d’un chômeur sur deux est indemnisé

Aujourd’hui,  selon les catégories, il y a entre 2.945.800 et 4.670.900 chômeurs en France (DOM inclus). Sur ce dernier chiffre, au final, un peu plus de la moitié (59%) touche des indemnités de la part de Pôle emploi. En effet, tous, souvent les jeunes qui entrent sur le marché du travail, ne remplissent pas les critères nécessaires pour y avoir droit. Il faut ainsi justifier de 122 jours de travail ou 610 heures au cours des 28 mois qui précèdent la fin du contrat de travail pour les moins de 50 ans, ou 36 mois pour les 50 ans et plus. La durée d’indemnisation, elle, varie selon la durée du travail réalisé. Elle va de quatre à vingt-trois mois pour les moins de 50 ans et même trente-six mois pour les plus de 50 ans.

Parmi les 2.636.600 allocataires recensés en juin, ils n’étaient que 5.100 en préretraites, en baisse de 21,5% sur un an. Pour limiter l’impact des licenciements, l’Etat a mis en place ce dispositif dès 1963. Problème, il coûte très cher et la précédente majorité avait rendu son accès beaucoup plus contraignant.

201.200 (+8,2% en un an) chômeurs disposaient par ailleurs le mois dernier d’une formation. Un chiffre qui devrait progresser fortement dans les mois à venir. En effet, cette arme reste l’une des clés pour retrouver un emploi.