Grèce: Poursuite des discussions entre les partis sur les mesures de rigueur

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Publié le 31 juillet 2012.

ECONOMIE - Les dirigeants des partis de la coalition gouvernementale en Grèce ont décidé lundi de poursuivre leurs discussions sur les mesures d'économies nécessaires pour débloquer un versement de 31,5 milliards d'euros dans le cadre du plan de sauvetage UE-FMI...

Les dirigeants des partis de la coalition gouvernementale en Grèce ont décidé lundi de poursuivre leurs discussions sur les mesures d'économies nécessaires pour débloquer un versement de 31,5 milliards d'euros dans le cadre du plan de sauvetage UE-FMI.

Après deux heures de discussions avec le Premier ministre Antonis Samaras, les dirigeants du Parti socialiste Pasok et de la Gauche démocratique (Dimar) ont indiqué qu'ils s'efforçaient de mettre au point un "cadre stratégique" pour sortir la Grèce de la récession qu'elle subit depuis cinq ans.

"Les discussions se poursuivent et se poursuivront dans les prochains jours", a déclaré Fotis Kouvelis, le chef du petit parti Dimar, qui soutient le gouvernment, après deux heures de réunion avec le Premier ministre.

"Nous sommes totalement d'accord sur une planification stratégique pour résoudre les problèmes", a-t-il dit.

"NOus sommes en train de créer un cadre stratégique pour sortir le pays de la récession", a de son côté déclaré le leader socialiste Evangelos Venizelos.

"Les trois dirigeants sont d'accord sur ce point", a-t-il ajouté.

"L'ajustement budgétaire doit prendre en compte le fait que la récession est plus profonde que ne l'avaient prévu nos partenaires européens", a souligné M. Vénizélos.

Les premières discussions menées la semaine dernière par M. Samaras avec ses partenaires de la coalition n'avaient pas permis de dégager un accord définitif.

La Grèce est sous pression car elle doit réaliser les 11,5 milliards d'économies supplémentaires en 2013 et 2014 exigées par ses créanciers de l'UE et du FMI dans le cadre d'un accord conclu en février. Mais tout le processus a été retardé par la tenue des deux scrutins législatifs en mai et en juin.

"Nous devons enfin être crédibles, nous devons honorer cette obligation héritée du précédent gouvernement" a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement Simos Kedikoglou à la télévision.

"Nous n'avons pas discuté de réductions" budgétaires, a toutefois assuré M. Kouvelis, alors que ce sujet suscite de fortes réticences syndicales en pleine récession, après deux années de mesures d'austérité.

MM. Vénizélos et Kouvelis insistent sur la renégociation du plan d'ajustement budgétaire et surtout sur un délai d'au moins de deux ans, d'ici à 2016, pour parvenir aux objectifs budgétaires réclamés par les créanciers, selon l'Agence de presse d'Athènes (ANA).

Selon la presse, de nouvelles coupes dans les retraites, les aides sociales, les dépenses hospitalières et de médicaments seraient présentées aux experts de la troïka UE/BCE/FMI, dont le rapport en septembre sera déterminant pour le déblocage de nouvelles tranches de crédits.

"Nous recherchons le mélange parfait", a déclaré le ministre des Finances Yannis Stournaras, qui s'est entretenu lundi avec les experts de la troïka des créanciers.

© 2012 AFP
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