A l'usine Plysorol de Lisieux en 2010.
 A l'usine Plysorol de Lisieux en 2010. - KENZO TRIBOUILLARD/ AFP

C.P. avec AFP

La réunion a mal tourné. Les salariés vendéens du groupe de fabrication de contreplaqué Plysorol ont décidé mercredi de retenir leur «manager de crise» Michel Maire et leur directeur des ressources humaines, pour protester contre le projet de fermeture de leur usine, a constaté l'AFP.

Réunion houleuse

Dans la matinée, les salariés s’étaient rassemblés au centre-ville de la sous-préfecture avant de défiler en direction de leur usine, où se tenait une réunion d’information.

C’est à l'issue de cette réunion houleuse que les salariés ont retenu les deux hommes pour faire entendre leur inquiétude. Le manager de crise Michel Maire y détaillait le «plan de continuation» prévoyant la fermeture de deux sites sur trois en France, que le groupe Bitar entend présenter jeudi au tribunal de commerce de Lisieux.

Libres de leurs mouvements

Le directeur de l'usine Didier Katalenic a été laissé libre de ses mouvements mais est resté par solidarité avec les deux autres dirigeants. Les trois hommes sont libres de leur mouvement au sein de l'usine et un repas leur a été servi, tandis que les autorités étaient averties.

L'entreprise a été placée en redressement judiciaire le 7 juin 2012, un an et demi après sa reprise par le groupe libanais du bois Bitar. Les juges ont prononcé un redressement judiciaire, avec une période d'observation de deux mois, pour cette société en difficulté, dont les 600.000 hectares de forêt riche en okoumé - composant clé du contreplaqué -, au Gabon, sont très convoités.

L'ex-leader européen du contreplaqué emploie 95 personnes à Epernay (Marne), 112 à Fontenay-le-Comte (Vendée) et 70 à Lisieux (Calvados).