PSA: Les syndicats lancent la contre-attaque

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Publié le 24 juillet 2012.

AUTOMOBILE - Un deuxième comité central d'entreprise extraordinaire se réunit mercredi au siège du groupe...

Après le coup de massue, l’offensive. Mercredi à 9h, les délégués centraux des syndicats du  groupe PSA sont convoqués avenue de la Grande armée, à Paris, «pour discuter avec la direction des éléments présentés dans le document remis au dernier CCE du 12 juillet dernier», explique-t-on chez PSA.

«Suspendre cette machine infernale à licencier»

Au menu de ce deuxième CCE extraordinaire: «la situation économique du groupe et les mesures contribuant à son redressement», c’est-à-dire le projet de réorganisation des activités industrielles, qui prévoit notamment la fermeture du site d’Aulnay à l’horizon 2014 et la suppression de 8.000 emplois en France.

Un ordre du jour qui pourrait toutefois vite tourner court. «Nous voulons obtenir que l’ensemble des élus du CCE ne rendent pas d’avis, ainsi que la désignation d’un expert pour suspendre la procédure d’application du PSE [plan de sauvegarde de l’emploi], qui est une machine infernale à licencier», explique à la veille de la réunion Jean-Pierre Mercier, délégué central de la CGT. «Pour nous, l’objectif principal est de gagner du temps avant les quatre semaines de coupure de l’été», conclut-il.

«Sauver une énorme partie de la société»

Christian Lafaye, délégué Force ouvrière, est plus nuancé: «Même si l’avis rendu sera certainement suspensif si on nomme un expert, rien ne nous empêche de dérouler tous les points l’ordre du jour», déclare-t-il ce mardi.

«Il est légitime de demander un expert: il ne s’agit pas pour nous de gagner du temps mais de savoir si le plan est justifié ou non, et d’obtenir sa validation ou son annulation. On sait très bien que la société ne va pas très bien mais il faut parler de l’ensemble des salariés. Cela peut permettre de sauver une énorme partie de la société en articulant des reconversions internes et externes ou en favorisant les départs des seniors ou des métiers pénibles», explique-t-il.

«Accord de méthode»

A la CFDT en revanche, pas question que la direction du groupe mène la consultation, «simultanément sur les aspects économiques qu’elle avance pour justifier son plan de réduction d’effectif et de fermeture d’un site, et sur les mesures sociales de mobilité et de reclassement des salariés concernés».

Dans un communiqué publié au lendemain de sa rencontre avec le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, le 18 juillet dernier, l’organisation de François Chérèque demandait donc la négociation préalable d’un accord de méthode.

«Le maintien de l’emploi avant tout»

A Aulnay, où un comité d’entreprise se réunira dès jeudi pour évoquer les décisions de ce deuxième CCE extraordinaire, la ligne est la même. «Pour nous, il n’est pas question de parler des indemnités de licenciement ou de départ volontaire avant même d’avoir commencé à se battre pour le maintien de l’emploi», résume Larbi Errai, responsable CFDT du site. «Même si on s’attend à ce que l’expert nous dise que l’entreprise va mal et qu’il faut supprimer peut-être pas autant d’emplois mais un peu d’emplois, il est pour nous hors de question d’accepter cette optique: on produit à Aulnay un véhicule que se vend bien et il n’est donc pas question de fermer le site», explique-t-il.

Comme nombre de ses collègues, il se rendra donc mercredi à Paris pour manifester devant le siège de PSA,à l’appel des représentants de la CGT d’Aulnay.

Claire Planchard
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