Plan de soutien à l'automobile: Que mijote le gouvernement?

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Publié le 29 janvier 2014.

INDUSTRIE - Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg présentera mercredi en conseil des ministres son plan d'action pour relancer la filière automobile française...

Motus et bouche cousue. Depuis sa dernière interview à France Inter le 18 juillet, Arnaud Montebourg consulte, échange, peaufine mais ne dit plus un mot sur son fameux plan.

Pas de prime à la casse

A la veille de sa présentation officielle, on ne connaît donc que les grands leviers d’actions envisagés par le gouvernement mais rien de concret sur les mesures retenues.

Seule certitude, il n’y aura pas de nouvelle prime à la casse. Un dispositif jugé trop coûteux et peu efficace par le nouveau gouvernement. Pour relancer les ventes, un dispositif d’aide à l’achat pour les foyers les plus modestes pourrait être privilégié.

Renforcement du bonus écologique

Le gouvernement a également clairement dit vouloir en priorité «soutenir massivement les véhicules  propres et innovants», un segment sur lequel Renault et Peugeot sont très bien positionnés, non seulement grâce à leurs petits modèles à faibles émissions de C02 mais aussi grâce leurs investissements massifs dans les voitures électriques pour Renault et dans l’hybride diesel pour Peugeot.

Pour cela, Arnaud Montebourg envisage «d’accentuer les mesures liées au bonus malus écologique», l’aide mise en place en 2008 à l'issue du Grenelle de l’environnement .

Soutien à l’innovation

Le grand emprunt pourrait aussi être remobilisé au profit des efforts de recherche et du développement de technologies de motorisation plus vertes déjà engagés par les deux constructeurs.

Les experts soulignent toutefois que ce soutien au marché de l’hybride et de l’électrique ne pourra porter ses fruits que s’il est associé à un plan d’équipement à grande échelle en infrastructures de recharge.  Le gouvernement sera donc très attendu demain sur ce point.

Aide aux sous-traitants et équipementiers

L’aide aux sous-traitants et équipementiers pourrait aussi être renforcée à travers le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) créé en 2009 pour sortir de la crise.

A tout cela, le ministère du Redressement productif pourrait ajouter une campagne de promotion du «fabriqué en France» pour faire appel au patriotisme des automobilistes français

Contreparties 

Des prêts bonifiés de l’Etat aux différents acteurs de la filière, comme ceux accordés dans le cadre du Pacte automobile annoncé le 9 février 2009, sont aussi une option ouverte. Les sous-traitants et équipementiers confrontés à des difficultés de trésorerie y trouveraient leur compte. Mais les constructeurs, PSA en tête, refusent d’y recourir craignant de devoir prendre des engagements auprès du gouvernement, notamment en matière d’emploi.

Arnaud Montebourg a en effet déjà prévenu: toutes les  aides publiques seront désormais soumises à des «contreparties.»

Ces mesures suffiront-elles à redynamiser la filière à long terme? Avant même de connaître les arbitrages du gouvernement, les partenaires sociaux expriment leurs doutes, déplorant ne pas avoir été associés au processus de préparation. Ils espèrent que l’annonce de mercredi ne sera qu’un cadrage politique préalable à la relance du Comité stratégique de la filière automobile qui réunit gouvernement, donneurs d'ordres, sous-traitants, syndicats et experts.

C.P.
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