Le 04 juillet 2012. La SNCF lance ID BUS, un nouveau moyen de transport pour parcourir l'Europe en car. Londres est l’une des destinations desservies par les iDBUS. Les autres villes concernees par l’offre de la SNCF sont Paris, Lille, Amsterdam et Bruxelles.
Les 46 iD BUS seront equipes du wifi gratuit et ils permettront le transport de voyageurs handicapes. Les iDBUS seront aussi equipes de prises electriques, de lampes individuelles et de sieges inclinables.
Le 04 juillet 2012. La SNCF lance ID BUS, un nouveau moyen de transport pour parcourir l'Europe en car. Londres est l’une des destinations desservies par les iDBUS. Les autres villes concernees par l’offre de la SNCF sont Paris, Lille, Amsterdam et Bruxelles. Les 46 iD BUS seront equipes du wifi gratuit et ils permettront le transport de voyageurs handicapes. Les iDBUS seront aussi equipes de prises electriques, de lampes individuelles et de sieges inclinables. - V. WARTNER / 20 MINUTES

M.B.

A quatre jours du début des JO, la SNCF vient de lancer son nouveau service de bus. A compter de ce lundi, IDBus rallie depuis la gare parisienne de Bercy ou la gare Europe de Lille,  Londres (Victoria Coach Station), Bruxelles (près de la gare du Midi) et Amsterdam (Stadionplein).

La SNCF propose, chaque jour, huit allers-retours entre Paris et l'Europe du Nord et quatre depuis Lille, puis montera en charge. Dès l’automne 2012, iDBUS renforcera ses liaisons vers Bruxelles, Londres et Amsterdam depuis Paris et Lille, avec vingt allers-retours depuis Paris et douze allers-retours depuis Lille.

Concurrencer les automobilistes

Cette nouvelle offre signe une véritable diversification de la SNCF, qui vient désormais marcher sur les plates-bandes d'Eurolines ou encore de Megabus. La SNCF drague aussi les automobilistes. En effet, la part de marché de la voiture atteint 50% sur les lignes desservies.

«En plus de la climatisation et des toilettes, les cars disposent du WiFi gratuit, de prises électriques, de sièges inclinables et ajustables, d’un repose-pieds réglable, d’une tablette de lecture inclinable, d’une lampe individuelle et de deux écrans de 19 pouces», avance le transporteur.

Côté prix, trois niveaux sont proposés. Comptez par exemple de 49 à 65 euros pour un Paris-Londres, selon l'heure et le jour du départ, ou 47 euros pour un Paris-Amsterdam. Les prix sont annoncés six mois à l'avance et restent valables de l'ouverture des ventes jusqu'à la date de départ. Un tarif «tribu» est également disponible avec quatre billets pour le prix de trois, soit 25% de réduction. Jusqu’à fin décembre, un tiers des places sont mises en vente pour cinq euros. Attention: dans tous les cas, les passagers peuvent transporter gratuitement un seul bagage peu importe son poids, le supplémentaire étant facturé cinq euros. 

Grincement de dents

Malgré tout, cette offre fait grincer quelques dents. «On peut craindre qu’à travers cette expérimentation, la SNCF cherche trop facilement à remplacer par des iDBUS certains services ferroviaires Intercités, voire à réduire ses offres de tarification à bas prix», souligne la Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut) qui «attend de la SNCF qu’elle consacre le même effort d’innovation et de recherche de qualité de service aux trains Intercités qu’à iDBUS: le rôle de la SNCF est d’abord de faire circuler des trains à des coûts maîtrisés et de les remplir».

Gilbert Garrel de la CGT, interrogé par RTL craint que les TGV ne soient plus réservés qu’aux riches et les bus aux pauvres: «Nous ne sommes plus du tout dans les valeurs du service public». «Sur les itinéraires où il est disponible, le train classique peut et doit être valorisé par des initiatives techniques (matériel moderne, aisément accessible), organisationnelles (trains à tranches multiples, personnel polyvalent) et commerciales (fréquences, services à bord, tarification simple et attractive)», demande donc la Fnaut.