Tout a été «mis à plat» entre les opérateurs télécoms et le gouvernement

9 contributions
Publié le 17 juillet 2012.

TÉLÉCOMS - Une première réunion de travail s'est tenue mardi entre les opérateurs et Bercy...

Une première réunion de travail s'est tenue mardi entre les opérateurs télécoms et les ministres Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, au cours de laquelle «tous les sujets sociaux et économiques» ont été «mis à plat», y compris les relocalisations et les suppressions de postes.

Prêts à faire des efforts des deux côtés

Pendant deux heures, les dirigeants des quatre opérateurs - Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free - ont été reçus à Bercy le ministre du Redressement productif et la ministre déléguée à l'Economie numérique. Le point de départ de cette réunion était l'annonce début juillet par SFR et Bouygues Télécom de plans de départs volontaires destinés à «sauvegarder leur compétitivité» face à l'arrivée sur le marché de la téléphonie mobile de Free et de ses tarifs très compétitifs.

D'autres rendez-vous bilatéraux sont prévus dans les semaines qui viennent, et une nouvelle réunion réunissant tous les opérateurs pourrait avoir lieu à Bercy dans le courant de l'été. «Cela a été une réunion tout à fait constructive, nous avons fait le point sur le secteur» a déclaré à sa sortie Stéphane Richard, patron d'Orange.

«La réunion a été très fructueuse, utile, sérieuse et ouverte, nous ne sommes pas dans une situation bloquée. Le gouvernement nous a écoutés et nous avons mis à plat les enjeux économiques et sociaux», a résumé Stéphane Roussel, à la tête de SFR depuis quelques semaines.

«Nous sommes prêts à faire des efforts des deux côtés, si on nous donne les moyens économiques. Nous avons étudié la possibilité de trouver des solutions industrielles à moyen terme. Tous les sujets sont liés entre eux, le sujet de l'emploi est lié aux sujets économiques. Et la question des relocalisations est un sujet qui n'a pas de sens tout seul», selon Roussel.

Le consommateur «beaucoup favorisé»

Arnaud Montebourg avait dès juin demandé aux opérateurs dans quelle mesure ils pouvaient rapatrier en France leurs centres d'appel (hotlines), délocalisés pour bon nombre au Maghreb pour des raisons de coûts, et qui emploient des milliers de personnes localement. Il a de nouveau demandé mardi aux dirigeants présents d'étudier cette possibilité de rapatrier certains emplois sur le territoire français.

Le gouvernement a également estimé que «beaucoup de choses avaient été faites pour le consommateur» dans le secteur des télécoms, a indiqué Stéphane Roussel.

«Il faut qu'il y ait un rééquilibrage, le consommateur a été beaucoup favorisé et il faudrait revenir à un état des lieux plus normal, au fait que les télécoms ne soient plus une exception de ce point de vue», a renchéri à l'AFP un responsable sous couvert d'anonymat.

Les opérateurs demandent ainsi la révision de certains points de la loi Chatel, qui depuis 2008 prévoit la gratuité du temps d'attente avant la mise en relation téléhonique avec les services d'assistance technique des opérateurs, ou la possibilité pour un abonné engagé pour 24 mois de se désengager au bout d'un an, et de partir en ne payant que 25% du montant encore dû.

Cette clause de libération des contrats pourrait ainsi être revue en faveur des opérateurs - qui estiment qu'elle n'est plus d'actualité notamment raison de l'arrivée de Free Mobile et ses forfaits sans engagement sur la durée. Autre piste avancée par les opérateurs, la possibilité de mettre en place des «hotlines premium», soit un service supplémentaire payant pour avoir accès plus rapidement à une assistance technique.

Avec AFP
publicité
publicité
publicité

publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr