Paris le 21 fevrier 2012. Restaurant Bio Burger dans le passage Choiseul. Hamburger avec des produits issus de l'agriculture biologique.
Paris le 21 fevrier 2012. Restaurant Bio Burger dans le passage Choiseul. Hamburger avec des produits issus de l'agriculture biologique. - A. GELEBART

Bertrand de Volontat

Qui eut cru que le burger fasse un jour son trou dans l’exception culturelle française, si fière de sa bonne cuisine réputée internationalement? 14 burgers par an par Français, c’est le chiffre de la consommation de 2011, rapporte NPD Group qui a réalisé cette étude.

Juste derrière les Britanniques

C’est trois fois plus que les steaks ou plats à base de bœuf, pourtant appréciés et traditionnels dans l’Hexagone. La hausse de la consommation de burgers est de 17% en restauration commerciale par rapport à l’an passé.

Tant et si bien que la France se place désormais au deuxième rang européen derrière le Royaume-Uni qui culmine à 17 burgers. Par ailleurs, un mangeur français sur deux est une femme, prouvant la mixité parfaite de cette alimentation, davantage que pour la côte de bœuf traditionnelle. Parallèlement, les consommations de pizzas et les plats ethniques reculent.

Un produit qui évolue hors des fast foods

A l’origine véhiculée par l’implantation de la restauration rapide (McDo, Quick pour la France), la consommation de burgers s’est élargie aux restaurants. L’éclosion de sa présence dans les restaurants classiques ou se spécialisant en burgers a permis l’anoblissement du produit. Tout d’abord en le vendant plus cher qu’en restauration rapide – mais à un prix raisonnable par rapport aux autres plats à base de viande, ce qui, en temps de crise où l’addition moyenne de table est de 11,70 euros, est un argument de force.

«Le burger constitue une alternative de très bon rapport qualité prix tout en étant l’équivalent d’un véritable plat chaud», interprète Christine Tartanson, directrice de la division Foodservice chez NPD Group.

D’autre part, le préparer de manière toujours plus originale et sophistiquée, aide à son intégration dans le cœur des Français. «La grande nouveauté vient de la propension du burger à sortir du périmètre de la restauration rapide», explique Christine Tartanson. Il n’est plus le produit importé des Etats-Unis avalé en moins de cinq minutes sur un coin de table dans un restaurant bruyant.

Enfin, aucune différence n’est faite entre Parisiens, urbains, provinciaux à ce sujet prouvant que les Français, tout en étant exigeants avec leur nourriture, restent plus que jamais sensibles aux enrichissements culinaires. Burger King en profitera-t-il pour se réimplanter ou les restaurants français vont-il définitivement s’imposer comme les nouveaux spécialistes de la viande entre deux tranches de pain?

>> Le burger est-il un plat qui vous séduit de plus en plus au restaurant par son prix et son originalité? Dites-nous ce qui vous plaît (si c’est le cas) dans cette nouvelle tendance culinaire, en répondant dans les commentaires ou en nous écrivant à reporter-mobile@20minutes.fr