JPMorgan Chase: Les pertes plus lourdes que prévu, possible fraude

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Publié le 13 juillet 2012.

BANQUE - La première banque américaine JPMorgan Chase a annoncé vendredi que sa perte sur les marchés financiers avait atteint 4,4 milliards de dollars, soit plus de deux fois le montant annoncé au départ, et accusé certains "individus" d'avoir cherché à cacher cette déconvenue...

PMorgan, première banque des Etats-Unis par les actifs, avait annoncé en mai avoir perdu au moins 2 milliards de dollars sur les marchés dérivés à la suite des paris risqués effectués par un courtier français, Bruno Iksil, surnommé "la baleine de Londres" vu l'énormité de ses investissements.

"La firme a récemment découvert des informations qui créent des doutes sur l'intégrité des (informations rapportées sur les opérations) des traders", et "certains individus ont peut-être cherché à éviter de montrer la totalité des pertes", a précisé la banque dans un communiqué.

Les dirigeants impliqués ont été licenciés, y compris M. Iksil.

Jamie Dimon, le PDG de la banque, a évalué les pertes essuyées par la banque sur les marchés à 4,4 milliards de dollars pour le deuxième trimestre et indiqué qu'elles pourraient atteindre de 800 millions à 1,7 milliard de dollars de plus dans les mois à venir.

Les pertes pourraient atteindre ce montant en cas d'événement tel qu'une "crise de la zone euro ou de gel du crédit", a-t-il indiqué vendredi, ajoutant que le portefeuille de produits dérivés en cause avait été très fortement réduit.

Ces pertes sont survenues dans l'unité de courtage en propre du groupe, à l'origine de ces pertes monumentales de courtage sur les dérivés.

"L'équipe de gestion du risque de l'unité de courtage en propre n'a pas eu une performance adéquate" et n'a pas "suffisamment mis l'équipe" des traders devant ses responsabilités, a-t-il déclaré au cours d'une conférence avec les analystes.

Tous les dirigeants de cette entité travaillant depuis Londres et ayant eu des responsabilités dans le portefeuille de crédit "ont été écartés de l'entreprise", a indiqué la banque.

"Ils ne recevront pas d'indemnité de rupture" de contrat ni de "prime de performance 2012" et la banque veut récupérer une partie des rémunérations qu'elle leur a déjà versées pour un montant qui pourrait aller jusqu'à "deux ans de rémunération totale pour chaque individu", y compris en actions et en options d'achat d'action, précise JPMorgan.

"Pour tous les autres individus" impliqués dans l'affaire, "les primes de performance 2012 et les éventuelles restitutions de rémunération seront déterminées si nécessaire en temps voulu", ajoute le document.

Une nouvelle équipe de direction a été mise en place pour l'entité en question et de nouvelles procédures instituées au sein de l'entreprise.

Ces pertes "ont secoué notre entreprise dans ses fondations", "nous nous sommes tiré nous-mêmes une balle dans le pied", a admis M. Dimon.

"Nous ne sommes pas fiers de cette erreur mais nous sommes fiers de notre entreprise" et d'avoir réussi à dégager des bénéfices dans cette période difficile pour la banque, a-t-il fait valoir, réaffirmant qu'il s'agissait d'un événement "isolé".

Toutes activités confondues, la banque a tout de même dégagé au deuxième trimestre un bénéfice de 5 milliards de dollars, en baisse de 9% sur un an.

A l'ouverture de Wall Street, vendredi, l'action de JPMorgan bondissait , en écho à la présentation de ses comptes trimestriels qui ont fait état d'une perte de 4,4 milliards de dollars dans l'affaire de "la baleine de Londres" alors que le marché s'attendait à pire.

Vers 13H35 GMT, le cours du titre de l'institution new-yorkaise s'appréciait de 3,55% à 35,25 dollars à Wall Street par rapport à la clôture de la veille.

© 2012 AFP
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