Le patron de PSA veut une baisse «massive» du coût du travail en France

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Publié le 13 juillet 2012.

AUTOMOBILE - Pour restaurer les marges des entreprises...

Le président du directoire de PSA Peugeot Citroën Philippe Varin, dont le groupe a annoncé jeudi un plan de suppression de 8.000 postes en France, s'est prononcé pour une baisse «massive» du coût du travail en France.

«Pour restaurer nos marges, il y a une marge de flexibilité sur le coût du travail. Nous avons le coût du travail le plus cher en Europe et nous produisons 44% de notre production en France, donc il faut baisser les charges qui pèsent sur le travail de manière massive», a déclaré Philippe Varin sur RTL.


Philippe Varin, président du directoire de PSA... par rtl-fr

Le gouvernement a relancé cette semaine le grand chantier de la compétitivité à l'occasion de la conférence sociale. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a affiché l'ambition d'«améliorer la compétitivité de nos entreprises», dont une des pistes de réflexion pourrait passer par une hausse de la CSG. Philippe Varin a poursuivi en affirmant qu'il n'avait pas été question de faire du plan de restructuration au sein du groupe «un enjeu de la période électorale». «Evidemment c'est une décision tellement importante qu'il n'était pas question d'en faire un enjeu de la période électorale», a-t-il déclaré sur l'antenne de RTL.

«Décisions extrêmement lourdes à prendre»

«Ce sont des décisions extrêmement lourdes à prendre», a-t-il souligné, ajoutant que «la crise des dettes souveraines en Europe du milieu de l'année dernière a changé la donne sur le marché européen». «Dans le premier semestre de cette année, nous nous sommes rendus compte que cette crise était durable et qu'il fallait prendre des mesures car nos usines tournent à mi-capacité», a-t-il affirmé.

De son côté, Jean-Marc Ayrault a répliqué que «ce serait un peu facile que le PDG de cette entreprise se défausse en disant : traitez la question du coût du travail, et tout sera résolu». «J'ai dit à la conférence sociale que le gouvernement était prêt à engager une réflexion sur le financement de notre système de protection sociale, mais ce n'est pas la question aujourd'hui avec l'annonce du groupe Peugeot», a ajouté le Premier ministre devant des journalistes lors d'un déplacement à Nantes. Le gouvernement a confié à l'ancien président d'EADS, Louis Gallois, une mission sur la compétitivité des entreprises pour préparer la mise en oeuvre de mesures avant la fin de l'année. Il a par ailleurs annoncé que le financement de la protection sociale serait réformé en 2013, un moyen de déplacer une partie des prélèvements du travail vers une autre assiette.

Philippe Varin insiste d'autre part dans un entretien au quotidien Libération sur les mesures de soutien aux véhicules émettant moins de CO2, comme le bonus-malus actuellement en vigueur, sur des actions sur le crédit automobile, et sur la fiscalité des achats de flottes de voitures par les entreprises.

Dans le même temps, Frédéric Saint-Geours, directeur général des marques du constructeur, affirmait sur France Inter que les grands axes du plan de 8.000 suppressions de postes annoncé par le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën sont «indispensables», même s'il est possible de discuter.

«Dans le plan, il faudra que nous discutions (...) de la mise en oeuvre du plan, mais sur les grands principes (...), ces mesures sont indispensables», a déclaré Frédéric Saint-Geours après les déclarations du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui avait jugé ces mesures inacceptables.

 

 

M.B. avec agences
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