Destructions d'emplois dans les télécoms: L'Arcep contre-attaque

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Publié le 10 juillet 2012.

POLEMIQUE - Le président de l'Autorité de régulation a répondu lundi aux critiques adressées par les opérateurs et le gouvernement depuis le lancement de Free Mobile...

En ouvrant le marché des télécoms à la concurrence de Free Mobile, l’Arcep a-t-elle favorisé les intérêts du consommateur au détriment de l’emploi? C’est le débat qui secoue le secteur français des télécommunications depuis l’annonce de plans de licenciements et de réduction des coûts par Bouygues et SFR.

Selon les estimations de Thierry Breton, ex-PDG de France Télécom, l’arrivée de Free Mobile sur le marché français pourrait même entraîner la disparition de 10.000 à 70.000 emplois dans les deux ans. «Une spirale destructrice est à l’œuvre et nous avons l’œil rivé sur les baisses de prix et la frénésie des nouvelles offres», assurait-il fin juin dans une tribune publiée dans Le Monde.

«L'Arcep s'intéresse exclusivement à la concurrence sans limite»

Des reproches partagés au sein même du gouvernement par le ministre du Redressement productif. Initialement favorable à l'implantation de Free sur le marché de la téléphonie mobile pour baisser les prix au profit des utilisateurs, Arnaud Montebourg a ensuite vivement critiqué les autorisations octroyées au groupe de Xavier Niel: «L'Arcep s'intéresse exclusivement à la concurrence sans limite», alors que, pour le gouvernement, «la concurrence doit trouver sa limite dans la préservation de l'emploi», avait-il déclaré dans une interview à Challenges du 14 juin.

Invité lundi aux sixièmes Assises du très haut débit, le président de l’Arcep, Jean-Ludovic Silicani, a balayé ces critiques: «Quand on entend certains commentateurs affirmer que “la régulation menée en Europe depuis vingt ans a été un échec”, on croit rêver. En quinze ans d'ouverture du marché, l'économie numérique est passée d'environ 300.000 à près d'un million de personnes en France!» a-t-il lancé.

Et de défendre au contraire l’impact positif de la concurrence sur l’emploi: «Les régulateurs des télécoms ont facilité l'investissement dans les réseaux, notamment dans les nouveaux réseaux, qui sont pourvoyeurs d'un nombre considérable d'emplois, puisque 75% des dépenses sont constituées par de la main-d'oeuvre et que celle-ci est localisée sur le territoire.»

Claire Planchard avec agences
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