Un délai supplémentaire pour l'ajustement budgétaire des finances grecques est "nécessaire" afin de faire face à la récession, a annoncé samedi soir le ministre des Finances Yannis Stournaras.
Un délai supplémentaire pour l'ajustement budgétaire des finances grecques est "nécessaire" afin de faire face à la récession, a annoncé samedi soir le ministre des Finances Yannis Stournaras. - Louisa Gouliamaki afp.com

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Un délai supplémentaire pour l'ajustement budgétaire des finances grecques est «nécessaire» afin de faire face à la récession, a annoncé samedi soir le ministre des Finances Yannis Stournaras, lors du débat parlementaire sur la politique générale du nouveau gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre conservateur Antonis Samaras.

Risque de cercle vicieux

En effet,  «le dérapage budgétaire en raison de la récession ne devrait pas être corrigé avec des mesures supplémentaires (de rigueur) car le cercle vicieux de la récession se poursuivrait». Toutefois, il a réitéré que la Grèce ne pourrait pas commencer la renégociation avec ses créanciers, UE et FMI, «sans prendre les mesures décrites dans le plan d'ajustement budgétaire». «Il faut prendre les mesures inclues dans le deuxième prêt accordé au pays en février afin de ne pas mettre en danger les versements de ce prêt», a mis en garde le ministre. Selon les termes de l'accord de prêt, la Grèce doit assainir ses finances d'ici 2014, une période jugée trop courte par le gouvernement.

Entretien ce dimanche

Le ministre doit s'entretenir de nouveau dimanche avec les dirigeants de la mission de la troïka, UE-BCE-FMI, qui effectuent une visite à Athènes depuis trois jours pour contrôler les comptes grecs. Lors de leur première rencontre jeudi, Yannis Stournaras a reconnu les retards pris dans l'application de l'ajustement budgétaire du pays et la nécessité de poursuivre les réformes réclamées par les créanciers. De son côté, Evangélos Vénizélos, chef du parti socialiste Pasok qui participe au gouvernement de coalition de Antonis Samaras, a souligné samedi au parlement la nécessité «de renégocier l'accord de prêts en prenant en compte les dernières décisions très importantes du sommet européen du 29 juin (...) qui favorise les politiques de croissance». «Il faut l'élaboration d'un nouveau programme à moyen terme avec les créanciers (...) Il faut un allongement de l'ajustement budgétaires de trois ans d'ici fin 2017», a-t-il préconisé.