Pourquoi les Français ne s'occupent pas aussi bien de leur santé qu'ils ne le croient

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Publié le 29 juin 2012.

SANTE - Mieux vaut prévenir que guérir dit l'adage, mais les Français interrogés par IFOP, dans leur majorité, s'ils se soucient de leur santé, ne la maîtrisent pas pour autant...

Impressions contre réalité, perception contre pragmatisme, physiologique contre perçue. La santé est source de nombreux antagonismes chez les Français. «Il y a une différence entre la meilleure espérance de vie des Français, 83 ans, et la vieillesse sans incapacité, c'est-à-dire en bonne, santé, à 74 ans», analyse le Dr Edouard Bidou, directeur du développement et de l’innovation du groupe Prévoir.

Un suivi de sa santé en surface

Aujourd’hui, 91% des Français ont le sentiment d’être en bonne santé, selon une enquête IFOP pour le groupe de prévoyance Prévoir. Ils ont toutefois conscience que ce ne sera pas le cas dans leurs dernières années de vie. Les Français veulent rester maitres de leur forme physique, explique l’étude, «mais anticipent une fin de vie difficile». Preuve de sagesse sûrement, l’optimisme se restaure en vieillissant.

Si 95% des Français sont convaincus d’accorder de l’importance à leur état de santé, leur suivi de santé est en réalité très faible. En effet, une personne sur deux (54%) s’auto-diagnostique, plutôt que de se rendre chez un professionnel et 20% des Français ne réagissent pas immédiatement aux premiers symptômes. Ils préfèrent attendre ou ignorer. «L’auto estimation n’est pas toujours mauvaise, tempère Edouard Bidou, en particulier chez les femmes en milieu rural».

Par ailleurs, 24% des Français n’ont jamais calculé leur indice de masse corporelle (IMC) et seuls 41% des Français ont fait un dépistage (cancer, hépatite) au cours des six derniers mois.

Des divergences d’ordre sociétal dans la gestion du capital-santé

Les Français, à 81%, considèrent comme solide leur capital santé et pensent même à 85% pouvoir l'améliorer. Toutefois, «les clivages entre Français se font ressentir en fonction de l’âge, de la CSP, du niveau de diplôme et de la vie en zone rurale ou urbaine», constate l’IFOP. 

Ainsi les ouvriers et catégories populaires s’occupent moins de leur santé, qu’ils considèrent comme moins bonne que celles des cadres, car ils sont moins bien informés.

Dans l’ensemble, ils ont conscience de la bonne attitude à avoir pour préserver leur santé: limitation de la consommation de tabac, d’alcool, nourriture équilibrée. Toutefois, là aussi, entre la prise de conscience et le passage à l’acte, l’écart est important. Le Dr Bidou conseille aux Français de se laisser aider à utiliser et interpréter les indicateurs de santé.

>> Et vous, considérez-vous bien vous occuper de votre santé? Vous reconnaissez-vous dans ces chiffres? 

Bertrand de Volontat
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