La CNAV a publié mardi ses prévisions sur l'impact financier de l'élargissement des possibilités de départ à la retraite dès 60 ans.
La CNAV a publié mardi ses prévisions sur l'impact financier de l'élargissement des possibilités de départ à la retraite dès 60 ans. - JOEL SAGET / AFP

Claire Planchard

«On ne va pas se plaindre que la mariée soit trop belle». L’image parle d’elle-même, surtout quand elle est prononcée par Gérard Rivière, le président du conseil d’administration de la Cnav.

Des recettes supérieures aux dépenses

Selon les premières projections statistiques présentées mardi, la Cnav estime en effet que le retour de la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler avant 20 ans devrait lui coûter environ 448 milliards d’euros en 2014 en termes de prestations supplémentaires à verser et de cotisations non perçues.

A l’inverse, en termes de ressources supplémentaires, la hausse progressive du taux de cotisation prévue par le gouvernement pour financer la mesure (jusqu’à 0,5 point de cotisation réparti entre salarié et employeur d’ici 2017) devrait elle rapporter quelque 1,595 milliard d’euros la même année.

A l’horizon 2020, la Cnav table même sur 2,9 milliards de recettes contre 1,889 milliard de dépenses supplémentaires induites, soit un bénéfice supérieur à 1 milliard d’euros.

Allègement du déficit

«Pour une fois, le gouvernement a prévu une augmentation des cotisations vieillesse qui se révèle supérieure à la dépense nouvelle, dont acte. On aura un effet positif d’environ 600 millions d’euros en 2013 sur le solde de la Cnav qui devrait permettre à priori de réduire le déficit. Et ce ne sera pas de trop…», a conclu mardi Gérard Rivière.

Selon le dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), le déficit du régime général des retraites pourrait atteindre l’an prochain 5,9 milliards d’euros.