Soldes: Nocturnes interdites à deux enseignes parisiennes de renom

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Publié le 26 juin 2012.

COMMERCE - Coup d'arrêt pour les magasins à 48h du lancement des soldes et dérégulation de leurs programmes. Victoire syndicale en revanche pour les syndicats et les salariés...

Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a interdit ce lundi 25 juin au BHV-Rivoli et aux Galeries Lafayette Haussmann (qui appartiennent tous les deux au Groupe Galeries Lafayette) d'étendre leurs horaires d'ouverture en soirée pendant les soldes, a indiqué la CGT dans un communiqué. «Ils ont enlevé leurs panneaux sous mes yeux ce mardi», a confié à 20 Minutes Céline Carlen, la secrétaire générale de la CGT Galeries Lafayette Haussmann.

Le syndicat des deux magasins et le Clic-P (intersyndicale qui regroupe les syndicats du commerce de Paris) avaient saisi la justice en référé pour s'opposer à ces ouvertures en soirée à compter du mercredi 27 juin, date de début des soldes.

«Une dérive qui accroît la flexibilité»

Dans sa décision rendue lundi, le juge a «donné raison aux organisations syndicales qui luttent contre une dérive qui accroît la flexibilité du travail, pose des problèmes insolubles aux salariés et nuit à leur santé», indique la CGT, y voyant un coup d'arrêt pour les nocturnes dans les grands magasins. «Nous avons reçu des messages de félicitations de la part des salariés, qui y perdent matériellement mais y gagnent en vie privée», poursuit Céline Carlen, qui avoue avoir pris un risque en se lançant dans cette saisie judiciaire.

Selon le syndicat, le BHV se voit interdire d'ouvrir jusqu'à minuit le 27 juin, date de début des soldes, sous astreinte de 300.000 euros. Selon une élue CGT du magasin, l'astreinte correspond à peu près au chiffre d'affaires attendu entre 21 heures et minuit. Un manque à gagner amortissable? «Ils ont fait des bénéfices en hausse de 14% l’an passé et les augmentations salariales n’ont été que d’1,4%», justifie Céline Carlen. Et de continuer: «Ils n’avaient pas prévu d’emplois supplémentaires spécifiques pour les soldes.» Il n’y aura donc que très peu d’embauches «inutiles» du côté des magasins, sauf peut-être du côté des marques logées dans les magasins qui avaient anticipé des recrutements.

La lutte continue

Sous astreinte de 100.000 euros par infraction constatée, les Galeries Lafayette Haussmann se voient de leur côté interdites de prolonger les horaires d'ouverture du 27 juin au 11 août. Le magasin prévoyait trois soirées jusqu'à 22 heures et les autres jusqu'à 21 heures. Il devra fermer ses portes à 20 heures, selon une responsable CGT.

«Notre organisation continuera de lutter par tous les moyens contre l'extension des amplitudes d'ouverture dans les magasins et le travail de nuit», précise Clic-P. Les magasins semblent pour l’heure coopérer. Selon toute vraisemblance, ils ne devraient pas avoir besoin de ces heures supplémentaires pour réaliser des bénéfices durant les soldes. Clic-P s'était déjà fait remarquer avec l'épisode de l'ouverture dominicale des supérettes parisiennes au début de l'année 2012.

Bertrand de Volontat
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