La troïka des bailleurs de fond de la Grèce se rendra à Athènes dès lundi afin "d'actualiser" le programme de réformes et de rigueur du pays, a annoncé jeudi soir le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker.
La troïka des bailleurs de fond de la Grèce se rendra à Athènes dès lundi afin "d'actualiser" le programme de réformes et de rigueur du pays, a annoncé jeudi soir le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. - Georges Gobet afp.com

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La troïka des bailleurs de fond de la Grèce se rendra à Athènes dès lundi afin "d'actualiser" le programme de réformes et de rigueur du pays, a annoncé jeudi soir le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker.

M. Juncker a aussi indiqué que la demande d'aide de l'Espagne pour ses banques était attendue d'ici lundi, au cours de la conférence de presse à l'issue d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

D'autre part, le Fonds de secours européen (FESF) va débloquer un milliard d'euros pour la Grèce "d'ici la fin du mois", a dit M. Juncker.

Cette annonce est intervenue le jour de la formation du nouveau gouvernement grec dirigé par le conservateur Antonis Samaras à la tête d'une équipe alliant droite, socialistes et gauche modérée.

M. Samaras a annoncé que son premier chantier était de "réviser les conditions du mémorandum" de rigueur "sans mettre en danger la voie européenne du pays ou son maintien dans l'euro". Athènes s'apprête notamment à demander à ses bailleurs de fonds deux ans de plus pour assainir ses comptes, pouvant impliquer un nouveau prêt de 16 à 20 milliards d'euros, selon l'agence de presse grecque Ana.

S'agissant de l'Espagne, "nous nous attendons à ce que les autorités espagnoles adressent leur demande officielle pour une aide financière d'ici lundi prochain", a déclaré M. Juncker. Le nouveau ministre français, Pierre Moscovici, a assuré que cette demande interviendrait dès vendredi.

L'Espagne a dévoilé jeudi les résultats des audits indépendants réalisés sur le secteur bancaire, qui aura besoin de jusqu'à 62 milliards d'euros, un chiffre bien inférieur aux attentes du marché et aux 100 milliards proposés par la zone euro.

L'aide sera fournie par le Fonds de secours européen (FESF) puis par le Mécanisme de stabilité européen (MES) qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, a précisé M. Juncker.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a affirmé que les travaux pour la recapitalisation des banques espagnoles devaient être bouclés d'ici le 9 juillet, date de la prochaine réunion de l'Eurogroupe.

"La décision de l'Eurogroupe sur le sauvetage du secteur bancaire espagnol sera prise d'ici le 9 juillet", a affirmé M. Rehn lors de la même conférence de presse.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a demandé jeudi que l'aide européenne soit versée "le plus rapidement possible".

De son côté, la directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a appelé la Banque centrale européenne (BCE) à être "plus créative" au service de la croissance pour aider la zone euro à résoudre la crise de la dette.

L'Union monétaire a besoin d'une "politique créative et inventive qui parvient à insuffler au sein de la zone une politique monétaire permettant la croissance", a déclaré Mme Lagarde.