Fonctionnaires: Hollande dément la baisse de 2,5% des effectifs dans les ministères non-prioritaires

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Publié le 21 juin 2012.

TRAVAIL - «Le Figaro» annonce le non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois. François Hollande dément immédiatement au «Monde», Sapin entretient le suspense...

 

Selon Le Figaro, le gouvernement français envisagerait de ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite de 2013 à 2015. Les secteurs de l'éducation, de la justice et de la sécurité, afin de tenir les objectifs de réduction des déficits publics, seraient épargnés.

Selon Le Monde, François Hollande, interrogé ce mercredi sur ces informations en marge du sommet de Rio+20 au Brésil, a répondu: «Cela me paraît invraisemblable. Si c'était le cas, j'en aurais été informé tout de même.»

Pas de diminution… ni d’augmentation

Les ministères, à l'exception des trois «prioritaires», verraient leurs effectifs diminuer en moyenne de 2,5% par an dans le cadre du budget pluriannuel 2013-2015, précise ce jeudi le quotidien, qui a eu connaissance des objectifs de la direction du Budget.

Le gouvernement entendrait créer 65.000 postes dans l'Education, la Justice, la police et la gendarmerie. «Pour cela, il est contraint de mettre sous pression les ministères non prioritaires», explique Le Figaro.

Le ministre du Travail, Michel Sapin, n'a pas confirmé ce jeudi «point par point» les chiffres avancés mais a précisé que ces cadrages traduisaient les principes édictés durant la campagne présidentielle. «Il n'y aura pas de diminution globale du nombre de fonctionnaires mais je pourrais le dire autrement: il n'y aura pas d'augmentation du nombre global de fonctionnaires», a-t-il déclaré sur Europe 1.

«Si on augmente quelque part, ça veut dire que dans un autre ministère -nous n'avons pas cessé de le dire pendant toute la campagne électorale- il n'y aura pas d'augmentation de ses effectifs», a-t-il de nouveau expliqué.

Des réductions de dépenses confirmées

Il a toutefois confirmé un objectif de réduction des dépenses de fonctionnement (achat de fournitures, flottes de voitures, abonnements téléphoniques, etc.). Ce sont des «dépenses sur lesquelles on peut aujourd'hui rogner sans pour autant mettre en cause le service public», a justifié Michel Sapin.

Selon Le Figaro, l'exécutif travaillerait sur une nette réduction des dépenses de fonctionnement (10% en 2013, 3% en 2014, 3% en 2015). Les dépenses d'intervention de l'Etat baisseraient de 40% au cours des trois prochaines années (hors les trois ministères «prioritaires»). Les budgets des ministères doivent être finalisés fin juillet. Réponse à ce moment-là.

 

B. de V. (avec agences)
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