Pour les jeunes diplômés des grandes écoles, la crise est finie

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Publié le 19 juin 2012.

ETUDE – 82,5% des étudiants qui ont achevé leur cursus en 2011 ont trouvé un emploi moins de deux mois après la fin de leurs études...

Les jeunes diplômés des grandes écoles ont retrouvé le sourire. «En 2012, malgré un contexte économique toujours tendu, l’ensemble des indicateurs d’insertion professionnelle est marqué par une légère amélioration des grandes tendances», se félicite Bernard Ramanantsoa, directeur général d’HEC Paris alors que viennent d’être publiés les résultats de la 20ème enquête annuelle réalisée par la Conférence des grandes écoles, à laquelle ont répondu environ 40.000 personnes, soit les deux tiers des diplômés de grandes écoles.

 Un taux d’emploi qui se rapproche des cimes

Après deux promotions touchées par la crise, les diplômés de 2011 retrouvent un niveau d’employabilité équivalent à celui de l’année 2007. Ainsi, le taux net d'emploi (85%) a progressé de pratiquement un point par rapport à l’an dernier. 82,5% des étudiants ont trouvé un travail deux mois après l’obtention de leur diplôme. Et 12% sont en poursuite d’études. Au final, près de 80% des étudiants en emploi sont en CDI, contre 76% l’année précédente. Un chiffre qui reste cependant légèrement inférieur à celui de 2007 (81%) et de 2002 (85%).

Les bureaux d’études et sociétés de conseil restent des employeurs de choix pour les jeunes diplômés. Ils ont recruté 16,5% des ingénieurs l’an dernier et 15% des managers. L’emploi direct dans l’industrie du transport (automobile, ferroviaire, aéronautique, spatial) et le BTP progresse fortement. En revanche, chez les managers, le secteur de la banque/assurance ne fait plus recette. Il ne recrute plus que 14% des jeunes diplômés, contre 20% il y a cinq ans.

Les inégalités entre les hommes et les femmes demeurent

Question rémunération, les progrès sont aussi sensibles. Le salaire annuel moyen (brut avec primes) ressort à 37.268 euros, contre 35.840 euros pour le cru 2010. En revanche, «les déséquilibres en fonction du genre restent inchangés depuis de nombreuses années. Les indicateurs sont systématiquement plus défavorables aux femmes (davantage de CDD, un niveau de salaires inférieur à compétences et expérience égales). Seule la satisfaction dans l’emploi des femmes ingénieurs égale celle de leurs homologues masculins», souligne la Conférence des grandes écoles dans son rapport. La proportion de femmes ayant le statut cadre est nettement inférieure à celle des hommes (81,2%, contre 91,9%). Côté salaire, en moyenne, les femmes de la promotion 2011 ont déclaré 3.240 euros de moins par an que leurs homologues masculins.

Autre enseignement, le stage de fin d’études reste la principale voie d’accès à l’emploi. Le taux de transformation stage/emploi est nettement plus important pour les ingénieurs que les managers (28% contre 19%).

Enfin, la région parisienne retrouve son statut de premier bassin d’emplois pour les jeunes diplômés au détriment de la province. Si la dernière accueille la majorité des ingénieurs, la première attire surtout les managers. A noter que 13% des diplômés de 2011 sont partis travailler à l’étranger. Premier pays de destination: la Suisse pour 14,3% d’entre eux, suivi par le Royaume-Uni (12,5%), l’Allemagne (10,2%) et le Luxembourg (7,1%).

Mathieu Bruckmüller
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