Doux: La région Bretagne à la rescousse?

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Publié le 16 juin 2012.

ENTREPRISE - Le conseil régional est prêt à se porter garant pour permettre le déblocage de crédits bancaires...

Une petite éclaircie dans un avenir bien sombre. Jean-Yves Le Drian, le président socialiste du conseil régional de Bretagne, a proposé vendredi que la Région «apporte sa garantie à l'intervention d'un pool bancaire» pour permettre au groupe volailler breton Doux, placé en redressement judiciaire, de continuer à fonctionner.

Feu vert de Becy

Il précise danss un communiqué avoir l'«accord» des ministres de l'Agriculture Stéphane Le Foll et du Redressement productif Arnaud Montebourg.

La poursuite de l'activité du groupe Doux «nécessitera sans nul doute une intervention des banques à court terme», explique Jean-Yves Le Drian.

«C'est en garantissant la continuité de l'activité et en intervenant dès aujourd'hui, que nous pourrons construire l'avenir avec sérénité et rendre possible les conditions du maintien de la filière avicole bretonne», poursuit-il.

Un porte-parole de Doux a indiqué à l'AFP que «le groupe tient à remercier M. Le Drian de son intervention», qui a «un effet très positif», ainsi que le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll «dont les équipes se sont démenées toute la semaine pour assurer un soutien à toute la chaîne de production de l'entreprise».

Jeudi, le principal syndicat agricole, la FNSEA, s'était alarmé qu'une centaine d'élevages dépendant du groupe Doux étaient confrontés à des difficultés d'approvisionnement, menaçant l'alimentation de quelque 2 millions de poulets. Doux avait assuré en fin d'après-midi que la situation était «rétablie».

Une ligne de crédit de 35 millions d'euros?

Selon Les Echos de vendredi, Barclays Bank et des caisses régionales du Crédit Agricole et du Crédit Mutuel de Bretagne sont prêtes, moyennant la caution du conseil régional de Bretagne, à débloquer dans les prochains jours une ligne de crédit de 35 millions d'euros.

Mais la banque britannique Barclays a affirmé vendredi qu'aucun accord n'avait été trouvé sur un plan de sauvetage du volailler breton Doux,

Leader européen de la volaille, le groupe familial Doux, basé à Châteaulin (Finistère), compte 3.400 salariés et travaille avec 700 à 800 éleveurs. Il a été placé en redressement judiciaire le 1er juin, à sa demande.

CP. avec AFP
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