Pourquoi la France doit gagner l'Euro pour restaurer la confiance dans la zone euro

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Publié le 11 juin 2012.

ETUDE - Même si au final, c'est pourtant l'Allemagne qui risque de l'emporter...

C’est un soutien pour le moins inattendu. Alors que l’équipe de France de football débute l’Euro 2012, ce lundi, avec une rencontre choc face à l’Angleterre, la banque hollandaise ABN Amro justifie, le plus sérieusement du monde, pourquoi une victoire des Bleus à l’issue de la compétition, qui se déroule jusqu’au 1er juillet, est susceptible de créer un choc de confiance salvateur pour la survie de la zone euro. Rien de moins.

Ne pas encourager les eurosceptiques

Démonstration. Selon l’étude «Soccernomics 2012», une victoire en finale du Danemark, de la Suède ou de l’Angleterre, des pays ayant gardé leur propre monnaie, viendrait encourager les eurosceptiques. De mauvaise augure pour la zone euro engluée dans une crise de la dette qui, selon les Cassandre, lui sera fatale à plus ou moins long terme. Sur les 16 participants à la compétition, huit n’ont d’ailleurs pas adopté la monnaie unique.

Parmi ceux qui s’y sont ralliés, cinq ont déjà été sérieusement affectés par ses déboires, à l’instar de l’Irlande, du Portugal, de la Grèce, de l’Italie et maintenant de l’Espagne, nécessitant une aide de l’Union européenne et du FMI. Pour les économistes de l’institution batave, une victoire de l’un de ces pays dits périphériques serait à même de lui redonner confiance. En effet, la crise de la zone euro est en premier lieu une crise de confiance. Ironie de l’histoire, les quatre dernière compétions internationales de football ont été gagnées par des pays aujourd’hui en crise. L’Espagne a réussi le doublé Euro et Coupe du Monde en 2008 et 2010, l’Italie s’est payée les Bleus lors de la mémorable finale du Mondial 2006 et la Grèce a mis la main sur le trophée de l’Euro en 2004, trois ans après son entrée dans la zone euro.

La contagion a déjà touché la périphérie

Mais pour ABN Amro, il est impératif que la contagion ne s’étende pas aux pays moteurs de la zone euro. Selon l’institution financière, la zone euro aujourd’hui n’est pas assez préparée pour affronter ce scénario.  Dans ce contexte, une victoire de l’Allemagne, de la France ou des Pays-Bas renforcerait la conviction que ces derniers sont suffisamment robustes, permettant donc à l’Union européenne de survivre.

Mais parmi eux, c’est la France, aujourd’hui, qui est en première ligne. En effet, l’agence S&P a dégradé la note de sa dette en janvier dernier et «les marchés sont attentifs à la direction qu’elle va prendre avec le nouveau président de la République, François Hollande». Conclusion, une victoire de la France à l’Euro 2012 serait donc préférable, argumente ABN Amro. Un souhait qui malheureusement a peu de chances de se réaliser. Vu les performances des différentes équipes, l’étude parie plutôt sur une victoire finale de la Mannschaft.

M.B.
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