La Bourse de Paris se maintenait en hausse lundi à mi-journée mais marquait une légère pause (+1,56%), dans un marché dopé par l'annonce d'un plan d'aide au secteur bancaire espagnol et rassuré quant à la détermination des Européens à venir au secours de la zone euro.
La Bourse de Paris se maintenait en hausse lundi à mi-journée mais marquait une légère pause (+1,56%), dans un marché dopé par l'annonce d'un plan d'aide au secteur bancaire espagnol et rassuré quant à la détermination des Européens à venir au secours de la zone euro. - Patrick Kovarik afp.com

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La Bourse de Paris se maintenait en hausse lundi à mi-journée mais marquait une légère pause (+1,56%), dans un marché dopé par l'annonce d'un plan d'aide au secteur bancaire espagnol et rassuré quant à la détermination des Européens à venir au secours de la zone euro.

A 12H30 (10H30 GMT), l'indice CAC 40 prenait 46,54 points pour s'inscrire à 3.098,54 points, dans un volume d'échanges de 1,48 milliard d'euros.

Après un début de matinée au-dessus des 3.100 points, le rythme a légèrement fléchi en fin de matinée mais reste bien soutenu.

L'annonce samedi d'un plan d'aide de la zone euro à l'Espagne pouvant aller jusqu'à 100 milliards d'euros pour renflouer son système bancaire défaillant, est saluée par l'ensemble des places européennes. Dans la matinée il avait déjà permis aux marchés asiatiques de terminer sur de fortes hausses.

Outre la bouffée d'oxygène apportée au réseau bancaire espagnol, les investisseurs ont, de manière générale, interprété ce plan d'aide comme une illustration de la volonté des Européens de secourir la zone euro. Ils ont aussi salué la rapidité de la décision.

Dans leurs commentaires, les analystes de marché se montrent toutefois prudents sur l'articulation de ce plan, soulignant que ses détails ne sont pas encore connus. Enfin ils rappellent tous que le scrutin grec du 17 juin reste un défi de taille pour la zone euro.

En attendant, les valeurs bancaires profitaient de cette annonce, qui se traduit par un apaisement des tensions sur l'ensemble du système et un retour des investisseurs vers les actifs plus risqués.

"Cette mesure devrait réduire l'aversion au risque sur les marchés, pourtant les investisseurs resteront sur leur gardes tant que les élections grecques ne seront pas passées", indique Saxo Banque.

Prudence aussi de la part des économistes du Crédit Agricole. La situation en Europe reste toujours aussi "compliquée" et "si les actifs risqués ont enregistré de meilleures performances, la situation particulièrement en Europe reste très difficile et ne justifie sans doute pas une poursuite de la remontée de l'appétit pour le risque", préviennent-ils.

Les banques, s'inscrivaient en hausse avec le Crédit Agricole, première progression du CAC 40 (+4,6% à 3,27 euros). BNP Paribas affichait une hausse de 2,30% à 29,12 euros et la Société Générale de 2,91% à 18,02 euros.

Les équipementiers automobiles étaient dans le vert avec Valeo (+4,50% à 35,52 euros) et Faurecia (+3,49% à 13,79 euros) qui profite également d'une recommandation positive de CM-CIC.

Air France cédait 1,38à 3,35 euros, pénalisée par un rapport de l'Association internationale des transports aériens (Iata) qui prévoit une chute des bénéfices des compagnies aériennes cette année, à 2,4 milliards d'euros.

En recul également, Veolia Environnement (-1,04% à 9,83 euros). Le fonds d'investissement Cube Infrastructure, contrôlé par Natixis, a fait une nouvelle offre pour entrer au capital de la société de transports publics Veolia Transdev, détenu à 50% par Veolia Environnement.