Après Orange et Bouygues, SFR a dévoilé l’impact de Free Mobile sur son parc d’abonnés le 1er mars 2012.
Après Orange et Bouygues, SFR a dévoilé l’impact de Free Mobile sur son parc d’abonnés le 1er mars 2012. - no credit

Claire Planchard

On vous l’avait déjà dit, mais là, plus de doute possible: les prix cassés du nouvel entrant Free Mobile ont bénéficié par ricochet à l’ensemble des abonnés mobiles français.

Boom des forfaits à moins de 10 euros

Selon les chiffres dévoilés par le deuxième baromètre de la Chaire Economie numérique de l’université Paris-Dauphine, en avril  2012, 36% des Français déclaraient payer moins de 20 euros par mois pour leur facture mobile, soit 36% de plus qu’au premier trimestre 2011.

Plus révélateur encore: 9,6% paient aujourd’hui moins de 10 euros, soit une progression de 31%. A l’inverse, les usagers qui paient entre 50 et 80 euros ne sont plus que 5,1 % soit 22,7% de moins qu’au premier trimestre 2011

Un impact bien réel sur l’ensemble du marché

«Les internautes déclarent toujours, dans leur majorité, payer leur forfait mobile entre 11 et 50 euros. Mais l’impact de Free Mobile et des stratégies de riposte des autres opérateurs sur le marché de la téléphonie mobile est bien réel» explique l’étude.

L’arrivée fracassante de Free Mobile en janvier dernier a certes attiré près de 3 millions de clients mais elle a aussi contraint les trois autres opérateurs à réviser à la baisse leurs tarifs.

La première réplique a concerné leurs offres «low cost»,  Sosh, Red et B&You, c'est-à-dire les forfaits souscrits en ligne sans engagement et sans téléphone subventionnés. 

Mais chose nouvelle: pour stopper l’hémorragie d’abonnés, les opérateurs doivent désormais également réviser les tarifs de leurs offres «premium» classiques. Après les forfaits Eden de Bouygues Télécom en mars, ce sont les tarifs des forfaits Origami d’Orange qui vont baisser à compter du 7 juin prochain…