LGroupe familial basé à Châteaulin (Finistère) et connu pour sa marque "Père Dodu", Doux a été placé à sa demande vendredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Quimper.
LGroupe familial basé à Châteaulin (Finistère) et connu pour sa marque "Père Dodu", Doux a été placé à sa demande vendredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Quimper. - Fred Tanneau afp.com

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Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé que «les deux animateurs de la cellule d'appui à la filière volaille» se rendraient dès lundi au chevet du volailler Doux, le leader européen du secteur placé vendredi en redressement judiciaire.

«J'enverrai dès demain (lundi) les deux animateurs de la cellule d'appui à la filière volaille que j'ai créée à Nantes et à Rennes» pour «veiller au respect des droits et à la préservation de l'avenir» des éleveurs, a-t-il déclaré dans une interview à l'édition dominicale du Parisien/Aujourd'hui en France. Le comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) jouera le même «rôle pour les salariés et l'outil de production», a-t-il précisé.

«Situation d'urgence»

Groupe familial basé à Châteaulin (Finistère) et connu pour sa marque Père Dodu, Doux a été placé à sa demande vendredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Quimper, faute d'accord avec ses créanciers. Le groupe, plombé par une dette estimée à plus de 430 millions d'euros, emploie 3.400 personnes en France.

Selon Stéphane Le Foll, qui parle d'une «situation d'urgence», les salariés et les éleveurs risquent d'être «bernés» par la décision de la direction du groupe de déposer son bilan sans plus attendre.

Outre l'envoi de ses émissaires, le gouvernement entend prendre «diverses initiatives en ce sens», a encore indiqué le ministre de l'Agriculture sans plus de précisions.