«Fête des voisins au travail»: Comment retrouver l'envie de boire un verre avec vos collègues

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Publié le 1 juin 2012.

VIE PROFESSIONNELLE - Depuis 2011, la fête des voisins se célèbre aussi sur le lieu de travail, à condition que l'ambiance le permette encore...

Heureux travailleurs en open space, retirez vos boules quies ou vos casques de chantier et enterrez la hâche de guerre: il ne vous reste plus que quelques heures pour aller acheter une bouteille de rosé et quelques cacahuètes à déguster avec vos collègues!

Manque de temps… ou d’envie?

C’est ça l’esprit de la fête du voisin au travail lancée en 2011 en marge de «l’Immeuble en fête»: «Pris par le stress et les obligations quotidiennes, on ne trouve que trop rarement le temps d’échanger avec ses collègues ou ses voisins d’entreprise», expliquait le communiqué de la première édition.

Le souci, c’est que bien souvent ce n’est pas le temps qui manque mais plutôt  l’envie. «Certains open-spaces sont de vrais repoussoirs où tout est fait pour que les salariés ne puissent plus supporter leur voisin : il n’y a pas assez de mètres carrés par individu, pas de cloisons acoustiques, ni de salles de réunion de bulles de convivialité», confirme Odile Duchenne,directrice générale d’Actineo, l’Observatoire de la qualité de vie au bureau.

Le docteur Isabelle Sauverain, médecin du travail et co-fondateur de la démarche Resolutstress en sait quelque chose: des conversations personnelles qu’on n’a aucune envie d’entendre, aux odeurs corporelles, en passant par les conflits autour du niveau de la climatisation ou du chauffage, elle a pu entendre dans son cabinet tous les tracas causés par la vie en open space.

Prendre les devants et des pincettes

Certes, des équipements techniques adaptés peuvent améliorer les choses mais ça ne fait pas tout. «La question du voisinage renvoie à une notion de distance : en tant que personne humaine on est centré mais on a besoin d’espace et de distance pour construire une vraie relation avec ses collègues et son manager. Ce n’est pas seulement un notion de mètres carrés mais aussi une notion psychologique de respect d’une certaine intimité» explique-t-elle.

Le maitre mot: le respect de soi-même et aussi des autres. «Rêver que son voisin devine ce dont on a besoin ne sert à rien. Il faut arriver à le dire. Exprimer ses besoins personnels de façon humble aux personnes voisines est souvent beaucoup plus audible que de  leur dire ‘tu devrais faire ceci ou cela’  » explique-t-elle.

C’est aussi la première étape essentielle pour tenter de définir une conduite commune permettant de gérer les situations à court terme mais aussi des les prévenir en amont à plus long terme.

Motiver ses managers (et vice versa)

«Pour que les voisins de bureau fasse la fête, il faut un certain nombre de règles élémentaires. Et tout cela va partir de l’organisation du travail et de la gestion des ressources humaines», confirme Odile Duchenne. Travailler sur un projet favorisera par exemple  davantage les relations entre collègues qu’un système  pyramidal où des collaborateurs assis côté à côte n’ont de lien qu’avec leur supérieur hiérarchique.

«Et si en plus les managers y ajoutent un peu d’âme et de motivation avec des gestess quotidiens aussi simple que le temps de dire bonjour ou des rituels de convivialité, cela contribuera à détendre l’atmosphère» ajoute-t-elle. Et si ce soir c’était votre chef qui allait acheter le rosé et les gâteaux apéritifs ?

Claire Planchard
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