Le Premier ministre irlandais Enda Kenny s'est déclaré vendredi confiant dans une victoire du "oui" au référendum organisé la veille en Irlande sur le pacte européen, au vu des premières indications.
Le Premier ministre irlandais Enda Kenny s'est déclaré vendredi confiant dans une victoire du "oui" au référendum organisé la veille en Irlande sur le pacte européen, au vu des premières indications. - Peter Muhly afp.com

© 2012 AFP

Le Premier ministre irlandais Enda Kenny s'est déclaré vendredi confiant dans une victoire du "oui" au référendum organisé la veille en Irlande sur le pacte européen, au vu des premières indications.

"La tendance ici est clairement en faveur du ++oui++, mais il faut attendre un peu pour avoir une tendance sur l'ensemble du pays", a indiqué M. Kenny, qui se trouvait dans sa circonscription de Mayo, dans l'ouest de l'Irlande, sur la télévision publique RTE TV.

Une source proche du gouvernement a indiqué à l'AFP que le "oui" l'emportait largement selon des estimations recueillies pendant le vote de jeudi. "Si vous prédisez un taux de 60/40 en faveur du "oui", vous n'êtes pas loin", a indiqué cette source.

"Il s'agit seulement d'un échantillon, mais d'un échantillon large" avait expliqué cette source. "Nous sommes persuadés que la marge sera confortable en faveur du ++oui++", a-t-il ajouté.

Le dépouillement a débuté à 09H00 heure locale, soit 08H00 GMT. Les premières indications portant sur une partie des bulletins donnaient une avance confortable au oui, selon le site internet du groupe public RTE.

Un opposant au traité, le député socialiste Joe Higgins a reconnu que "les premières indications semblaient montrer une victoire du ++oui++".

Tous les sondages réalisés avant le vote donnaient un vote favorable au traité européen, mais avec un bon tiers d'indécis.

Selon des estimations de la télévision irlandaise, seule la moitié des 3,1 millions d'électeurs ont déposé leur bulletin dans les urnes. Une faible participation a favorisé le "non" dans les référendums précédents en Irlande.

Ce vote, le seul organisé dans l'Union sur le traité de discipline budgétaire, est observé avec attention à Bruxelles et dans les autres pays européens. Un "non" ne remettrait pas en cause la mise en oeuvre du traité mais enverrait un signal très négatif, au moment où la zone euro se débat dans une crise sans précédent.

Le pacte signé par les 27 membres de l'UE, sauf la Grande-Bretagne et la République tchèque entrera en vigueur lorsque 12 pays de la zone euro l'auront ratifié. Il prévoit de respecter la "règle d'or" sur l'équilibre des comptes, sous peine de sanctions.

Le gouvernement irlandais a mis tout son poids dans la balance, soulignant que l'Irlande se priverait d'accéder à de futures aides européennes en votant "non".