Plans sociaux: Ayrault et Montebourg ont listé 36 entreprises menacées en France

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Publié le 1 juin 2012.

EMPLOI - Le chef du gouvernement a dévoilé vendredi son dispositif de veille et d'intervention pour tenter de sauver le maximum d'emplois...

Jean-Marc Ayrault et Arnaud Montebourg ont fait les comptes: à ce jour, le Premier ministre et le ministre du Redressement productif estiment que 36 entreprises sont particulièrement menacées par des plans sociaux. Des entreprises «de tailles différentes» et «dans des situations différentes», a précisé vendredi matin Jean-Marc Ayrault dans une interview accordée matin sur BFM-TV et RMC.

Des dossiers sensibles

C'est un peu moins que la liste des 45 groupes dévoilée mardi par la CGT à l'occasion de la journée de concertation sociale organisée à Matignon. Mais les dossiers les plus sensibles restent les mêmes: le ministre du Travail, Michel Sapin, l’avait suggéré dès mercredi en affirmant que le chiffre de 45.000 postes recensés par la confédération syndicale était «réaliste».

Parmi les dossiers les plus chauds du moment: l'usine Technicolor d'Angers, placée vendredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre, ou encore le volailler Doux, qui a indiqué qu'il pourrait déposer son bilan dès vendredi et demander à être placé en redressement judiciaire.

Un dispositif d’intervention locale

Dans cette interview, Jean-Marc Ayrault a également dévoilé les outils mis en place par le nouveau gouvernement pour tenter de sauver le maximum d'emplois: «Nous avons mis en place un outil (...) pour suivre chaque situation (...) avec une cellule qui ne fait que ça au ministère du Redressement productif et de l'Industrie», a-t-il expliqué.

«Dans chaque territoire, chaque préfet va désigner une personne, très compétente, (...) qui sera chargée sur le terrain d'aider à trouver des solutions, en mettant autour de la table, pas seulement l'administration, mais aussi les collectivités territoriales, principalement les régions», ainsi que les représentants des banques, des entreprises, des chambres de commerce et les salariés, a-t-il précisé. «Il ne s'agit pas de tout faire remonter à Paris», a conclu Jean-Marc Ayrault, en rappelant son expérience de député-maire de Nantes.

Pendant la campagne, François Hollande avait dit craindre une multiplication des plans sociaux après le second tour de l'élection présidentielle, des décisions en ce sens ayant été selon lui différées dans l'attente du choix du prochain président.

Claire Planchard avec agence
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