L'euro reprend un peu de terrain au dollar mais reste sous pression

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Publié le 29 mai 2012.

CHANGE - La monnaie unique reste sous pression...

L'euro regagnait un peu de terrain face au dollar mardi, mais restait sous pression, alors que s'intensifient les inquiétudes sur l'Espagne et que le sort de la Grèce est suspendu aux nouvelles élections législatives prévue le 17 juin.

Vers 11h, l'euro valait 1,2555 dollar contre 1,2541 dollar lundi vers 21H00 GMT. L'euro était tombé vendredi dernier en cours de séance à 1,2496 dollar, son niveau le plus bas depuis début juillet 2010.

La monnaie unique européenne se redressait légèrement face à la devise nippone, à 99,83 yens contre 99,66 yens lundi soir.

Le dollar se stabilisait face à la monnaie japonaise, à 79,51 yens contre 79,47 yens lundi.

«Il semble que les problèmes en Espagne sont en passe de remplacer les sondages en Grèce au coeur des préoccupations" des opérateurs, commentait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets, alors que "les inquiétudes sur la solvabilité du secteur bancaire (espagnol) ont de nouveau fait grimper les coûts d'emprunt de l'Espagne sur le marché".

Tout en assurant que le sauvetage de Bankia n'aurait aucun impact sur le déficit public espagnol, le chef du gouvernement Mariano Rajoy a reconnu que, pour le pays, il était "très difficile de se financer" compte tenu de la tension actuelle des marchés.

Troisième banque du pays par le nombre d'actifs, Bankia a demandé vendredi une aide publique record. Au total, l'Etat devra renflouer la banque à hauteur de 23,5 milliards d'euros.

Dans un pays en récession, le secteur bancaire espagnol est affaibli par ses actifs immobiliers à risque.

Renforçant les inquiétudes sur le pays, les ventes de détail se sont repliées de 9,8% en avril, une chute mensuelle historique, selon des chiffres diffusés mardi, tandis que la Banque d'Espagne a annoncé qu'elle prévoit une poursuite de la contraction de l'économie espagnole au deuxième trimestre 2012.

De plus, les cambistes sont soucieux car le gouvernement espagnol insiste sur le fait qu'il peut gérer seul cette crise, alors que "si l'on a bien appris une chose de cette crise jusqu'à présent, c'est qu'à chaque fois qu'un pays a prétendu pouvoir s'en sortir sans aide extérieure, les choses ont mal tourné", comme les cas de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal l'ont montré, s'inquiétaient les analystes de Commerzbank.

En outre, la situation en Grèce "n'était toujours pas encourageante", observait-on chez Commerzbank.

Des sondages diffusés au cours du week-end avaient insufflé un peu d'espoir sur le marché, en montrant que le parti pro-austérité Nouvelle-Démocratie (ND, droite conservatrice) devançait la formation de la gauche radicale Syriza, opposée à la rigueur budgétaire.

"Cependant, la réaction des hommes politiques grecs aux récents propos de la directrice du FMI (Fonds monétaire international) Christine Lagarde ont montré que la Grèce va rester un partenaire difficile dans les négociations et ainsi une source de danger", expliquait Commerzbank.

Une charge de la directrice du FMI, en fin de semaine dernière, sur le paiement des impôts a provoqué dimanche une levée de boucliers en Grèce, le dirigeant socialiste évoquant un peuple "humilié".

Vers 09H00 GMT, la livre britannique restait quasi stable face à l'euro, à 79,99 pence pour un euro, et gagnait un peu de terrain face au dollar, à 1,5694 dollar.

La devise helvétique restait stable face à l'euro, à 1,2018 franc suisse pour un euro, et montait légèrement face au billet vert, à 0,9572 franc suisse pour un dollar.

L'once d'or valait 1.579,35 dollars contre 1.574,60 dollars lundi soir.

© 2012 AFP
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