Des employés du site d'Aulnay devant le siège de PSA, le 15 novembre à Paris.
Des employés du site d'Aulnay devant le siège de PSA, le 15 novembre à Paris. - A. GELEBART / 20 MINUTES

Céline Boff

Des milliers de postes menacés chez Air France, 3.000 à 5.000 chez Carrefour, 3.000 sur le site PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)… Une vingtaine d'entreprises emblématiques devraient supprimer des milliers d'emplois dans les mois et années à venir. Sans compter les postes qui disparaîtront également dans les PME.

Des syndicats aussi démunis que les politiques?

Campagne présidentielle oblige, l'ancien gouvernement s'était démené pour trouver des solutions – parfois temporaires – aux salariés menacés. Et avait fait pression pour retarder l'annonce de nombreux plans sociaux. Ils font désormais la une de l'actualité. Si les syndicats ont été reçus en début de semaine par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, leurs moyens d'action semblent limités.

Selon Benoît Broignard, coauteur de Syndicats filous, salariés floués : «Localement, les syndicats vont se battre, mais surtout pour obtenir des conditions plus favorables de sortie aux salariés. Ils sont aussi démunis que les politiques». Arnaud Montebourg a en effet déjà admis qu'il y aura des échecs.