Le SNU, syndicat majoritaire à Pôle emploi, a appelé jeudi les agents à se mettre en grève le 14 novembre pour dénoncer une "dégradation des services rendus" et un manque d'effectifs, au lendemain de la publication de chiffres du chômage en nette hausse.
Le SNU, syndicat majoritaire à Pôle emploi, a appelé jeudi les agents à se mettre en grève le 14 novembre pour dénoncer une "dégradation des services rendus" et un manque d'effectifs, au lendemain de la publication de chiffres du chômage en nette hausse. - Jeff Pachoud afp.com

M.B.

«On a jamais connu un problème d’une telle ampleur». Le commentaire d’Emmanuel Redon, porte-parole du syndicat Sud de Pôle emploi en dit long sur l’ampleur de la panne informatique dont a été victime le service public. Selon Le Parisien, ce bug généralisé a affecté la plupart des agences du lundi 14 mai au lendemain. Leur système d’information est tout simplement tombé en panne rendant plus que complexe la tâche des 48.000 agents. «En région parisienne, certaines agences ont même fermé à 15h15 le lundi, puisque tout était bloqué», souligne Sylvie Locher dans les colonnes du quotidien.

Entre des tests effectués sur des applications informatiques afin normalement de les améliorer et la surchauffe lié à au déploiement de nouveaux logiciels, l’informatique de Pôle emploi a pété les plombs.

Si en théorie, sur le terrain, les choses sont rentrées dans l’ordre, des agents de Champagne-Ardenne se sont plaint de nouveaux problèmes techniques qui n’avaient, selon eux, rien à voir avec ceux de la semaine précédente. Une situation qui se répéteraient depuis la fusion des systèmes informatiques de l’ANPE et des Assedic en 2009.

«L’indemnisation, l’inscription, le suivi des quelque 2,9 millions de chômeurs… tout est désormais géré par le même serveur, très lourd d’où toutes les difficultés que nous rencontrons», explique un syndicaliste.

Et ces dernières ont un impact direct sur les demandeurs d’emploi. Puisque tous ceux convoqués pour un entretien dans le cadre de leur suivi mensuel n’ont pas pu être reçus le 14 et 15 mai dernier. Les retards seront difficiles à éviter. Pour les diminuer les agents pourraient bien être obligés de faire des heures supplémentaires d’autant que 16.600 personnes se sont inscrites en plus en mars dernier.