Les dirigeants européens se retrouvent au chevet de la croissance mercredi soir à Bruxelles mais les désaccords du couple franco-allemand sur la relance et les euro-obligations, le naufrage qui menace la Grèce et la fragilité des banques espagnoles laissent présager des discussions tendues.
Les dirigeants européens se retrouvent au chevet de la croissance mercredi soir à Bruxelles mais les désaccords du couple franco-allemand sur la relance et les euro-obligations, le naufrage qui menace la Grèce et la fragilité des banques espagnoles laissent présager des discussions tendues. - Frederick Florin afp.com

avec AFP

Les dirigeants de l'UE se retrouvent mercredi soir à Bruxelles pour un sommet informel destiné à servir de boîte à idées pour relancer la croissance en Europe, mais où les discussions porteront aussi sur la délicate situation de la Grèce et sans doute sur l'Espagne.

 

Ce sommet, qui prendra la forme d'un dîner à partir de 19h45, ne donnera lieu à aucune décision, a d'ores et déjà prévenu le président de l'UE, Herman Van Rompuy.

>> Suivez le sommet en direct dès 18h

Le but est de permettre au nouveau président français, François Hollande, de faire connaissance avec ses collègues, et de préparer le sommet des 28 et 29 juin, en faisant avancer le plus possible les initiatives déjà sur la table pour favoriser la croissance.

Eurobonds, BEI et fonds structurels européens

Herman Van Rompuy souhaite des échanges «sans tabou», et François Hollande pourrait en profiter pour défendre la création d'euro-obligations (eurobonds), des titres de dette mutualisés auxquels l'Allemagne s'oppose farouchement.

Les discussions devraient aussi porter sur d'autres initiatives de relance de la croissance, comme l'augmentation du capital de la Banque européenne d'investissement (BEI) et une utilisation plus efficace de fonds structurels européens, ou encore l'instauration d'une taxe sur les transactions financières.

Les Européens devraient en tout cas tomber d'accord pour dire, comme l'a fait le G8 samedi, que croissance et consolidation budgétaire doivent aller de pair. Une façon de réconcilier les points de vue de François Hollande, qui veut assortir le traité budgétaire européen d'un volet croissance, et de la chancelière allemande Angela Merkel, apôtre de la rigueur.

Le cas de l'Espagne

La Grèce sera l'autre gros morceau de la soirée et devrait être abordée en fin de repas. Mais peu d'initiatives semblent possibles au niveau européen avant les élections du 17 juin, qui pourraient déboucher sur la victoire de partis rejetant la rigueur et ouvrir la voie à la faillite du pays et à sa sortie de l'euro.

L'Espagne, où la fragilité des banques inquiète, pourrait aussi s'inviter dans les discussions.

En attendant le sommet lui-même, les dirigeants socialistes européens se réuniront à Bruxelles à partir de 14h en présence du Premier ministre français Jean-Marc Ayrault qui effectuera à cette occasion sa première sortie à l'étranger depuis sa nomination comme chef du gouvernement. Les dirigeants conservateurs se retrouveront de leur côté à partir de 16h.

Une manifestation contre l'austérité est également prévue à l'appel des syndicats européens à partir de 17h devant le siège des institutions européennes.