Un appareil de la compagnie Air France, sur la piste de l'aéroport JFK à New-York, en avril 2011
Un appareil de la compagnie Air France, sur la piste de l'aéroport JFK à New-York, en avril 2011 - Seth Wenig/AP/SIPA

Bertrand de Volontat

«Les négociations avec les partenaires sociaux sont toujours en cours et il n’y aura aucun volet social avant fin juin. Aucun chiffre n’est pour l’heure pressenti,» a-t-on affirmé à 20 Minutes ce lundi du côté d'Air France.

Départs naturels + gel des embauches = réduction d’effectifs

Le plan Transform 2015, dont l’objectif est de relancer la compétitivité de l’entreprise et annoncé au début de l’année, prévoit en effet que soit révélé fin juin les résultats de quatre mois de négociations entre syndicats et direction sur le plan social (embauches, licenciements, restructuration, reclassement, salaires…). Mais les chiffres avancés par certains médias n’ont pas été confirmés par Air France. «Ce chiffre de 5.000 (Le Figaro) ou de 2.500-3.000 (LaTribune.fr) n’est ni trop élevé ni trop bas, nous sommes à ce jour dans l’incapacité de dire ou de donner un chiffre.»

Il est toutefois relevé qu’il y aura environ «1.000 départs naturels chaque année» d’ici 2015. Etant donné que les embauches restent gelées, il y aura donc déjà un mouvement dans le sens d’une diminution des effectifs. Sans passer par le départ volontaire, qui «coûte de l’argent».

Une rumeur sans impact sur les négociations?

«Cette rumeur n’aura pas d’influence sur nos négociations avec les partenaires sociaux. Ce n’est pas la première fois que nous faisons l’objet de telles révélations», affirme la direction qui entend poursuivre son travail sur les nouveaux accords. Les syndicats pourraient toutefois réagir publiquement à cette information.

«Il y aura cette semaine - ce jeudi, en présence du PDG - un nouveau point d’étape sur les grands chantiers du groupe mais aucun volet social ne sera abordé», répète la direction.

Le démenti est formel mais la réalité de la situation du groupe aérien ne laisse guère peser de doute sur l’avenir social de l’entreprise. Si le chiffre de 5.000 salariés avancé par Le Figaro n’a donc rien de réel ni de concret, il pourrait toutefois être trop petit.