La France devrait connaître un dérapage de son déficit public l'an prochain, à 4,2% contre un objectif de 3% affiché par le nouveau président François Hollande, selon les prévisions de printemps de la Commission européenne publiées vendredi.
La France devrait connaître un dérapage de son déficit public l'an prochain, à 4,2% contre un objectif de 3% affiché par le nouveau président François Hollande, selon les prévisions de printemps de la Commission européenne publiées vendredi. - Philippe Huguen afp.com

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La France devrait connaître un dérapage de son déficit public l'an prochain, à 4,2% contre un objectif de 3% affiché par le nouveau président François Hollande, selon les prévisions de printemps de la Commission européenne publiées vendredi.

La croissance devrait atteindre 1,3% en 2013, une performance inférieure au +1,7% prévu par François Hollande, et inférieure également à ce que prévoyait la Commission européenne à l'automne (1,4%), mais meilleure que ce qu'anticipe le Fonds monétaire international (FMI) (1%).

Poursuite de la dégradation du marché du travail

La lente amélioration de la situation économique, après 0,5% de croissance attendue cette année (soit un chiffre conforme à ce qu'attend François Hollande), «devrait être insuffisante pour mettre fin à la détérioration du marché du travail», souligne par ailleurs la Commission, qui table sur un taux de chômage en hausse: après 9,7% en 2011, il devrait atteindre 10,2% cette année et se stabiliser à 10,3% l'an prochain.

Dérapage des comptes publics

Les prévisions de Bruxelles sont faites «à politique économique constante», et ne tiennent donc pas compte du changement de politique économique qui pourrait résulter en France de l'élection de François Hollande.

La Commission explique le dérapage du déficit public par l'anticipation d'une «hausse des dépenses publiques et d'un ralentissement de la croissance du PIB».

La dette publique devrait elle aussi continuer à augmenter, passant de 85,8% du PIB en 2011 à 90,5% cette année et 92,5% en 2013.