Le géant américain du financement de l'immobilier Fannie Mae a annoncé mercredi que ses bénéfices du premier trimestre lui permettaient de cesser de demander l'aide de l'Etat fédéral.
Le géant américain du financement de l'immobilier Fannie Mae a annoncé mercredi que ses bénéfices du premier trimestre lui permettaient de cesser de demander l'aide de l'Etat fédéral. - Chip Somodevilla afp.com

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Le géant américain du financement de l'immobilier Fannie Mae a annoncé mercredi que ses bénéfices du premier trimestre lui permettaient de cesser de demander l'aide de l'Etat fédéral.

A 2,7 milliards de dollars, contre une perte de 6,5 milliards de dollars un an auparavant, le bénéfice net du trimestre a été suffisant pour payer les dividendes dus au Trésor américain, a indiqué le groupe.

Depuis la mise sous tutelle publique en septembre 2008, le Trésor a injecté 116,1 milliards de dollars dans l'entreprise pour la sauver de la faillite, en lui achetant des actions préférentielles.

Fannie Mae a pour rôle de faciliter l'accès à la propriété en rachetant ou en garantissant des prêts immobiliers.

"Les résultats d'aujourd'hui illustrent les progrès formidables que nous avons faits depuis 2009. Nos performances financières se sont considérablement améliorées et nous avons réussi à limiter les pertes sur nos activités héritées de la période avant la crise", s'est félicité le directeur général, Michael Williams, cité dans un communiqué.

"Fannie" s'était lancée dans les crédits immobiliers à risque au pire moment, en 2006, quand ce marché a commencé à s'effondrer. Depuis trois ans, l'entreprise tente d'apurer son bilan mais doit pour cela passer trimestre après trimestre d'immenses provisions pour pertes.

Or d'après elle, ces provisions devraient "avoir connu leur pic au 31 décembre 2011", où elles ont atteint 5,5 milliards.

"Nous prévoyons que nos résultats financiers seront considérablement meilleurs en 2012 qu'en 2011", a-t-elle ajouté. Sur l'ensemble de l'exercice, Fannie Mae avait perdu 16,9 milliards de dollars, davantage qu'en 2010 (14,0 milliards).

Lors de ce premier trimestre, "nos pertes dans le crédit ont baissé de manière importante du fait entre autres de la stabilisation des prix des logements, du recul des taux de retards de paiement et de la vente de biens saisis à des prix compétitifs par rapport au marché", a expliqué M. Williams.