Travail: Maîtriser l'anglais pour moins tirer la langue

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Publié le 3 mai 2012.

ENTREPRISE - Les malentendus liés à la communication font perdre des contrats...

Les entreprises le savent: s'il n'y a pas de croissance en France, il faut aller la chercher ailleurs. Oui, mais voilà, export rime bien souvent avec langues étrangères… et avec barrière.

Près d'un cadre dirigeant sur deux (46%) pense que ses parts de marché augmenteraient de manière significative si ses collaborateurs avaient une meilleure pratique des langues étrangères –et surtout de l'anglais. C'est ce que révèle une enquête d'EF Education First réalisée par EIU, la division études du journal The Economist.

Un problème... mondialisé

Ce n'est pas une exception franco-française: dans le monde, 49% des cadres admettent que les malentendus liés à la communication ont fait obstacle à des transactions internationales et ont entraîné des pertes substantielles pour leur entreprise. Les sociétés brésiliennes et chinoises sont même les plus affectées, avec respectivement 74% et 61% de pertes financières liées à des négociations avortées…

Et pourtant, les entreprises ne misent pas davantage sur la formation. Au contraire: une étude de Linguaid démontre qu'en France, le chiffre d'affaires des organismes spécialisés a reculé de 8,5% en 2010, sans renouer avec la croissance depuis. «Après avoir financé les formations obligatoires à la sécurité et celles consacrées aux produits et aux actions commerciales, les entreprises n'ont plus de budget pour les langues étrangères. L'anglais est pourtant la formation la plus demandée en DIF [droit individuel à la formation», explique Martin Klotz, responsable du Centre d'étude de langues de Lyon.

Du coup, les entreprises sont plus exigeantes dans leurs embauches. Selon l'enquête d'EIU, une sur deux ne recrute que des collaborateurs maîtrisant une seconde langue, même pour des postes ne requérant pas cette compétence. Reste que la langue ne fait pas tout. Pour 51% des sondés, les plus grands malentendus –et donc obstacles aux négociations– proviennent des incompréhensions… culturelles.

Céline Boff
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