Un serveur dans un restaurant à Montpellier en mars 2009.
Un serveur dans un restaurant à Montpellier en mars 2009. - DAMOURETTE/SIPA

Mathieu Bruckmüller

C’est maintenant ou jamais. Pour celles et ceux qui sont à la recherche d’un boulot estival, il est plus que jamais temps de postuler. Dans les grands groupes, les recrutements ont été décidés depuis belle lurette, mais au sein des entreprises plus petites, il n’est pas encore trop tard, explique Annick Pouille, adjointe à la directrice du Pôle emploi de Marseille-Chartreux.

Des postes dans les métiers de service

Sites Web emploi comme Pole emploi, Monster, Keljob…, candidatures spontanées, agences d’intérim, porte-à-porte, toutes les possibilités peuvent être exploitées pour parvenir à ses fins. Même les relations. Ne pas avoir de scrupules à utiliser son carnet d’adresses. «Actuellement, les offres concernent surtout des postes dans l’animation, la restauration, les services à la personne comme l’aide à domicile, la vente…», détaille Annick Pouille.

Mais attention, la concurrence est rude. Plus que jamais. Veillez à la qualité du CV et de la lettre de motivation. Les erreurs d’orthographe sont encore trop nombreuses. «La candidature constitue la première image de soi. Or, le recruteur y consacre en moyenne moins d’une minute», rappelle Annick Pouille. Et si par chance, vous êtes convoqué à un entretien d’embauche, ne pas croire que «c’est dans la poche», avertit la spécialiste qui organise le 9 mai une journée recrutement emplois d’été au Pôle emploi de Baille et de Chartreux en présence d‘une quinzaine de recruteurs. Et après avoir rencontré un potentiel employeur, n’hésitez pas à le relancer quelques jours plus tard si vous n’avez toujours pas de nouvelles.

Aux dires d’Anick Pouille, il n’est pas forcément nécessaire de postuler dans un secteur où l’on est diplômé : «C’est l’occasion de découvrir une autre activité».

Rémunération au Smic

Question gros sous, le salaire versé est au minimum le Smic horaire, 9,22 euros, soit 1 398,37 euros bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires, auquel peuvent s’ajouter d’éventuelles primes. Il est possible de trouver un emploi dès l’âge de 14 ans. Jusqu’à 18 ans, un accord écrit des parents est nécessaire. La rémunération est alors de 80% du Smic jusqu’à 16 ans et 90% à compter de 17 ans.

Mais attention. Chaque année, des employeurs peu scrupuleux profitent de la naïveté de leurs jeunes recrues. Dans son guide du droit des saisonniers, la CFDT  rappelle que certains «oublient» le paiement des heures supplémentaires, les majorations des heures de nuit, les pauses réglementaires en cours de service, les heures, voire les jours de repos…

Gare aux arnaques

Parmi les arnaques les plus courantes, Hervé Garnier, secrétaire national de la CFDT en charge des jeunes expliquait à 20 Minutes que le travail au noir était souvent proposé dans la restauration ou l'agriculture. Avec le risque «d'être congédié du jour au lendemain sans raison, de ne pas être payé, de ne pas être couvert par la Sécurité sociale en cas d'accident du travail et de ne pas cotiser au chômage.» Exigez donc que votre contrat de travail vous soit remis dans les huit heures suivant votre embauche et qu’il mentionne sa durée, celle de la période d’essai, le salaire, la mission exacte à effectuer, le lieu de travail, la convention collective, et le temps de travail hebdomadaire.