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Publié le 24 avril 2012.

DECRYPTAGE - L'échec des négociations sur la réduction du déficit public a renforcé lundi l'inquiétude des investisseurs...

La zone euro saura-t-elle prendre les réformes nécessaires pour écarter définitivement la menace d’une nouvelle crise de l’endettement? Les investisseurs semblent à nouveau en douter. Lundi, les bourses européennes ont dévissé, tandis que tous les taux longs européens progressaient sur les marchés obligataires, à l’exception notable de ceux de l’Allemagne.

Les bons élèves devenus cancres?

En cause: l’issue incertaine de l’élection présidentielle française au lendemain du premier tour du scrutin et la publication d’indicateurs économiques faisant craindre une persistance de la récession dans la zone euro. Mais aussi la démission au Pays-Bas du gouvernement de centre-droit de Mark Rutte, après l’échec samedi des négociations sur les mesures d’austérité budgétaire avec son partenaire d’extrême droite au Parlement, le Parti des libertés (PVV).

Cette crise a en effet valeur de symbole: les Pays-Bas font partie, avec le Luxembourg, la Finlande et l’Allemagne, du club restreint des pays de la zone euro toujours notés AAA par les trois principales agences de notation.Ils ont aussi été de fervents défenseurs de la stricte discipline budgétaire soutenue par l’Allemagne au sein de la zone euro. Pourtant, avec un déficit  à 4,7% du PIB en 2011, le pays reste très loin de l’objectif européen des 3%. 

L’objectif de 3% s’éloigne

Le plan de réduction des déficits en négociation devait permettre de revenir dans les clous en économisant environ 14 milliards d’euros (2,3% du PIB).

Parmi les mesures phares: une hausse de la TVA (de 6 à 7% et de 19% à 21%), une réduction des dépenses de santé, et un gel des traitements des fonctionnaires. Un paquet de rigueur qui devait entamer de 2,5% le pouvoir d’achat des Néerlandais selon les chiffres du bureau central du plan (CPB).

Après sept semaines de négociation, le projet a finalement capoté, le leader du PVV Geert Wilders quittant la table des négociations.Des élections législatives anticipées devraient être organisées après l’été, repoussant d’autant l’adoption de ces réformes budgétaires.

Un risque mesuré pour les marchés

Pour le pays, cette crise politique comporte un triple risque: « L’échec de l’objectif de 3% de déficit d’ici 2013, un creusement de l’écart de taux obligataires avec l’Allemagne (le «spread») mais aussi une possible perte du triple A», expliquait lundi Raymond Van Der Putten, économiste à BNP Paribas dans une note sur le sujet. Pour l’agence Moody's, les Pays-Bas entrent en effet «dans une période test», bien que sa perspective reste stable.

Une incertitude qui ne plaît guère aux marchés mais qui ne doit pas être surestimée. «Les marchés sont très conscients que même si un nouveau gouvernement était mis en place, il aurait la volonté de respecter l’objectif de déficit de 3%», soulignait mardi Raymond Van Der Putten contacté par 20Minutes. Selon lui,  hausse de la TVA pourrait ainsi être votée avant même les élections anticipées avec le soutien des travaillistes.

Ce mardi les bourses européennes sont d’ailleurs reparties à la hausse et les Pays-Bas ont réussi à lever sans difficulté deux milliards d'euros sur les marchés… Alors que l’Italie et l’Espagne devaient, elles, encaisser des primes de risques en forte hausse.

Claire Planchard
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