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Publié le 19 avril 2012.

TRAVAIL - La Commission européenne a présenté mercredi un «paquet pour l’emploi». «20Minutes» décrypte les trois principales propositions...

Relancer le travail en Europe. C’est l’objectif du «paquet pour l’emploi» présenté mercredi par la Commission européenne. Ce plan table sur la création de 17 millions d’emplois en Europe à l’horizon 2020, alors que 23 millions d’Européens sont au chômage.

Le «paquet pour l’emploi» comprend différentes mesures. 20 Minutes en a sélectionnées trois et vous les décrypte avec l’aide de Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un centre de recherche et de prévision économiques indépendant.

>> La création d’un salaire minimum par branches d’activité en Europe

C’est la mesure la plus contestée en France. Certains y voient la volonté de faire exploser le Smic à la française, c’est-à-dire le même niveau de salaire minimum pour tous. Pour Mathieu Plane, il n’y a aucun risque. «Cette mesure vise clairement l’Allemagne, où il n’existe pas de salaire minimum. L’idée de la Commission n’est pas de taper sur les pays les plus vertueux, mais d’instaurer au contraire des règles minimum pour ne pas tirer la compétition vers le bas et lutter contre un phénomène en plein développement: celui des travailleurs pauvres».

Ou fausser cette compétition, comme le fait l’Allemagne à l’heure actuelle. «Elle est parvenue à être compétitive à l’export en baissant les salaires. Mais du coup, la consommation interne est peu dynamique. Ce qui pénalise, entre autres, la France, qui est son principal partenaire commercial». Autrement dit, les Allemands n’ayant pas un pouvoir d’achat élevé, cela freine leur consommation de produits… français, par exemple. L’instauration par l’Allemagne de salaires minimums relancerait de fait l’Europe.

Mais la Commission peut-elle imposer ce salaire minimum à l’Allemagne alors que la politique en matière d’emploi reste un bastion national? «Sans doute pas, mais cette proposition a le mérite d’alimenter le débat public en Allemagne…»

Cette idée d’un Smic par branches pourrait-elle donner des idées au patronat français? «Il n’a pas attendu l’Europe pour lancer le débat», répond Mathieu Plane, qui estime que l’idée est très mauvaise. Et pourrait-on imaginer la création d’un Smic européen, doté du même montant? «Non, car cela n’a aucun sens économique», affirme-t-il, «par contre, on pourrait imaginer la création d’un salaire minimum par pays, qui serait indexé sur un pourcentage adapté du salaire médian européen.»

>> L’ouverture des professions réglementées à tous les Européens

En France, certains métiers du public et du privé ne sont pas accessibles aux étrangers, même européens. C’est le cas par exemple pour les professions de magistrat ou de policier.

«L’Europe s’est construite sur l’idée d’une libre circulation des marchandises et des populations. Il est donc logique de pousser cette idée jusqu’au bout», estime Mathieu Plane qui trouve donc la mesure positive.

Si la mobilité est clairement l’un des leviers pour relancer l’emploi, il prévient que ce sera difficile: «Aujourd’hui, il serait bien qu’un Espagnol ou qu’un Grec aille travailler en Allemagne, où le taux de chômage est faible. Mais très peu le font. Les différences de langues et de cultures sont des freins importants à la mobilité des travailleurs européens

>> La levée des restrictions à l’arrivée des Roumains et des Bulgares sur le marché du travail français

La Roumanie et la Bulgarie ont beau appartenir depuis 2007 à l’Europe des 27, leurs ressortissants se voient restreindre l’accès à l’emploi dans plusieurs pays. La fin de ces restrictions est prévue par traité pour fin 2013, mais 9 pays – dont la France – s’y opposent encore.

Ils justifient cette décision par leur taux de chômage élevé. Si l’Italie a ouvert son marché du travail à ces deux pays depuis le 1er janvier, l’Espagne, qui n’avait jamais instauré de restriction, en impose pour les Roumains depuis l’été 2011, invoquant l’augmentation de son taux de chômage – le plus élevé d’Europe.

Pour Mathieu Plane, une fois encore, le fait de penser que les travailleurs roumains vont débarquer par milliers en France se heurte à une réalité: le fait que la mobilité intra-européenne soit très faible. 

Céline Boff
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