Le contrat d'itinérance avec Free Mobile tourne au jackpot pour Orange

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Publié le 17 avril 2012.

TELEPHONIE - Il pourrait rapporter deux fois plus que prévu, soit deux milliards d’euros d'ici à 2015...

Free Mobile a beau déstabiliser le marché de la téléphonie mobile selon Stéphane Richard, le PDG d’Orange, l’opérateur historique n’est pas perdant sur toute la ligne. Dans un entretien accordé mardi à Libération, il estime que la location de son réseau au groupe dirigé par Xavier Niel pourrait rapporter deux milliards d’euros et non pas un seul comme initialement estimé. «Cela pourra aller jusqu’au double en fonction de la capacité de Free à développer son réseau», indique Stéphane Richard.

En effet, Free aujourd’hui ne couvre qu’une partie de la population française. L’opérateur a donc signé un contrat d’itinérance avec Orange pour que ses clients puissent passer par le réseau de ce dernier quand le sien n’est pas disponible. L’accord court jusqu’en 2015.

Un accord qui protège Orange

«C’est la meilleure protection pour l’entreprise, ses salariés, ses actionnaires, que je pouvais trouver face à l’arrivée du quatrième opérateur», justifie le patron d’Orange qui reconnaît du même souffle «qu’il va entraîner des baisses significatives de marges brutes». N’empêche, il semble loin le temps où ce dernier menaçait Free, en mars, de rompre le contrat après la multiplication des pannes.

Stéphane Richard se veut également rassurant sur les conséquences sociales des offres de Free. Alors que le gendarme des télécoms, l’Arcep, estime qu’elles pourraient entraîner la suppression de 10.000 emplois d’ici à deux ans, Force ouvrière craint plutôt la perte de 30.000 emplois. «Il n’est pas question de réduire nos effectifs», affirme l’ancien directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo à Bercy. Les syndicats s’inquiètent des projets de réorganisation autant dans la branche recherche et développement qui compte 4.000 salariés que dans la division Orange Business où travaillent 3.000 collaborateurs. «Notre environnement économique et concurrentiel bouge très vite. Nous n’avons pas les moyens de rester immobiles. Ce serait un danger mortel si notre entreprise était incapable de vivre la moindre évolution», justifie Stéphane Richard dans les colonnes du quotidien.

L’engouement pour Free est retombé

Au final, à ses yeux, Free Mobile donne «le goût de la bagarre, surtout quand ce concurrent arrive avec une telle agressivité». D’ailleurs le patron d’Orange se veut plus serein. «La vague d’adhésions à Free Mobile est aujourd’hui retombée. Les gens vont commencer à regarder la qualité de service, de l’acquisition du terminal et des contenus. Free est arrivé avec un modèle spécifique, celui de la carte SIM vendue sans mobile et sans engagement. Ce segment devrait représenter à terme… environ 15% du marché. L’essentiel de la demande restera pour les mobiles subventionnés, segment sur lequel Free ne s’est pas encore positionné. Et, sans réseau de boutiques, il est moins armé que les opérateurs déjà installés.

M.B.
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