L'UMP veut un dispositif pour inciter le locataire à acheter son logement social.
L'UMP veut un dispositif pour inciter le locataire à acheter son logement social. - A. GELEBART / 20 MINUTES

Bertrand de Volontat

Le logement représente à ce jour 39,1% du budget des 10% des ménages aux revenus les plus faibles contre seulement 15,3% chez les plus hauts revenus, selon l’Observatoire des inégalités. Et le poids des dépenses, rapportées au revenu, est d’autant plus important que le revenu des ménages est bas.

La propriété, ce luxe de riche

Concernant les ménages locataires, dans le parc immobilier social, l’immobilier représente 20% du budget des 20% les moins aisés, et 30% dans le parc privé. Pour l’ensemble des ménages locataires sur le parc privé, le taux d’effort moyen pour le logement est de 22,4%.

Pour ceux qui tentent d’accéder à la propriété, l’effort s’est là aussi accru sur les deux dernières décennies, passant de 22% à 30% pour le dernier cinquième de la population et de 15 à 18% du budget des 20% les plus riches.

Ainsi, les plus modestes doivent se contenter de plus en plus de logements locatifs (56%) à l’inverse des plus riches (20%). Ils ne sont que 30% à être entièrement propriétaires de leur logement contre 48% aux plus aisés.

Se loger dans de bonnes conditions mais sacrifier le reste

Et cette tendance risque de s’aggraver puisque 43% des Français interrogés par l’Observatoire du Logement SeLoger.com/Ifop considèrent que leurs enfants seront moins bien logés qu’eux. Et 55% des 18-24 ans se sentent touchés par ces dégradations des conditions de logement face à la hausse des loyers et la quasi impossibilité d’accéder à la propriété.

Pour endiguer cette dégradation, 52% des Français avouent faire des concessions. La réalisation des travaux, leur projet immobilier, les loisirs et les vacances sont les premiers chantiers reportés. 39% préfèrent rester chez leurs parents et 31% sont ouverts à la colocation.

Le train de vie, la baisse du confort, et le temps passé en famille sont également au rang des secteurs sacrifiés.

La régulation, voire la baisse des prix mais aussi l’accès des jeunes au logement et les politiques en faveur des mal logés sont ainsi autant de sujets sur lesquels les Français attendent au tournant les candidats à la présidentielle. Et le futur président.