Pannes chez Free Mobile: Quels scénarios pour les abonnés?

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Publié le 26 mars 2012.

TELEPHONIE - La qualité du service dépendra en grande partie de l'évolution du contrat d'itinérance conclu entre Free et Orange...

Sauve qui peut? Alors que les pannes se multiplient chez Free Mobile, certains abonnés sont déjà repartis vers SFR, Bouygues et Orange qui proposent désormais eux aussi des offres low-cost sans engagement. Avant demander vous aussi votre RIO, revue de scénarios plausibles.

Un clash Free-Orange?

Ce scénario catastrophe paraît exclu. Samedi, face aux pannes à répétition, Orange a haussé le ton en menaçant Free de «suspendre son service d’itinérance» si ses clients devaient être affectés par l’insuffisance du réseau de Free Mobile.

Depuis l’opérateur tente de calmer le jeu. Contacté lundi matin par 20 Minutes un porte-parole précise que «il ne s’agit pas d’une suspension de l’accord d’itinérance mais d’une suspension temporaire de la fourniture de service le temps pour Free de réparer les dysfonctionnements, comme c’est prévu dans les clauses du contrat». Une telle suspension ne serait d’ailleurs même pas à l’ordre du jour , les abonnés d’Orange n’ayant été touchés « de façon très marginale et non récurrente par des échecs d’appels» lors de la dernière panne de Free.

Pas de panique donc:  toute évidence l’opérateur historique n’est pas prêt à se priver d’un contrat d’itinérance qui lui rapporterait 1,5 milliard d’euros et lui permettrait de compenser les pertes liées à la fuite de ses abonnés.

Un accord d’itinérance reboosté?

Tous les abonnés Free en rêvent. Sur le papier, cela permettait de résoudre au moins provisoirement les bugs en attendant que Free se dote de son propre réseau national. Interviewé vendredi dans le Figaro, le président de l’Arcep, Jean-Ludovic Silicani estime en effet que les problèmes viennent d’une sous-estimation par les deux parties du trafic qui transite sur le réseau.

A ce jour, Orange décline toute responsabilité dans les pannes de réseau survenues chez Free. L’opérateur reconnait toutefois que des engorgements sont possibles quand les liens de connexion entre des deux réseaux sont trop sollicités et explique que des discussions sont en cours pour tenter d’adapter la fourniture de service aux besoins réels de Free».

Si aucun accord n’était trouvé, une dernière solution demeure: saisir l’autorité de régulation des télécoms: «A leur demande,  l’Arcep peut trancher dans le cadre d’une démarche de règlement des différend, » explique une porte parole de l’autorité de régulation.

Un réseau en sous-capacité chronique?

Dans ce contexte, le principal risque est donc que le statu quo persiste et que les usagers fassent les frais de pannes à répétition dès que les interconnexions se trouveront saturées. Un scénario probable à moyen terme mais pas dramatique.

L’Association de usagers des télécom (Afutt) pourtant prompte à monter au créneau se veut plutôt rassurante. «Il faut être prudent mais on ne pense pas que cette situation perdure», explique Christophe Bongars, le responsable du pôle particulier de l’Afutt. L’association donne «deux mois» à l‘opérateur pour rectifier le coche. En attendant, son conseil est simple : «plutôt que de s’engager dans un combat avec l’opérateur, les usagers mécontents peuvent s’en aller librement puisqu’ils ne sont pas engagés et revenir quand le réseau sera réparé.»  C’est aussi ça la liberté...

Claire Planchard
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