La fonction publique ne fait pas rêver les jeunes

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Publié le 22 mars 2012.

SONDAGE - Selon une enquête réalisée par Ipsos et Logica Business Consulting, la crise ne renforce pas l'attrait des 15-30 ans pour le secteur public...

Le salon de l’emploi public a ouvert ses portes jeudi, et une question vient immédiatement à l’esprit: la crise et la hausse du chômage incitent-elles les jeunes à se tourner vers l’emploi public?

Et bien, pas vraiment si l’on se réfère à une enquête réalisée par Ipsos et Logica Business Consulting. Si 73 % des 15-30 ans disent qu’ils pourraient travailler dans la fonction publique s’ils en avaient l’opportunité, ce chiffre est en recul de deux points par rapport à 2004. La fonction publique n’est donc pas un secteur refuge pour les jeunes et ce, malgré un climat économique qui s’est fortement dégradé depuis 2004.

Ils apprécient la sécurité de l’emploi

Certes, ils sont séduits par la sécurité de l’emploi. C’est d’ailleurs, et de loin, la raison principale qui les inciterait à rejoindre le public. Mais c’est bien le seul avantage qu’ils voient à travailler dans ce secteur.

Car ils ne sont réellement séduits ni par les possibilités d’évolution de carrière, ni par l’intérêt des métiers, ni même par les conditions ou encore le temps de travail.

Mais c’est bien sûr la rémunération qui les refroidit littéralement. Un jeune sur deux estime qu’elle n’est pas satisfaisante. Pour 34 % des sondés, c’est même la raison principale qui les incite le moins à travailler dans la fonction publique.

Revaloriser les salaires

Ils sont d’ailleurs 44 % à estimer qu’il faudrait développer la rémunération au mérite dans la fonction publique, et c’est pour les jeunes ce qu’il faudrait faire en priorité pour rendre la fonction publique plus efficace.

Parmi les raisons qui ne les incitent pas à rejoindre le public, il y a la crainte d’être nommé loin de chez soi (33 %) et le fait de devoir passer un concours (31 %). A noter que le manque de reconnaissance sociale pour les fonctionnaires est la 4e raison la plus citée.

Les jeunes veulent une stabilisation des effectifs

En termes de reconnaissance des compétences et de perspectives d’évolution, plus d’un jeune sur deux (51 %) considère qu’il vaut mieux faire sa carrière dans le privé, contre 17 % pour le public. Les 15-30 ans sont par ailleurs 46 % à penser que le secteur privé offre davantage la possibilité de bénéficier d’une juste rémunération. 28 % pensent au contraire que c’est le public, et 25 % que les deux secteurs sont à des niveaux équivalents.

Enfin, si 9 % des jeunes sont favorables à une diminution du nombre des fonctionnaires, la majorité (52 %) souhaiterait au contraire une stabilisation de ses effectifs et pense que cela est possible.

D’ailleurs, 53 % rejettent la poursuite du projet de Nicolas Sarkozy du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Et si 86 % des jeunes sont favorables à la proposition de François Hollande de créer 60 000 postes dans l’Education nationale en 5 ans, seuls 39 % estiment que c’est réaliste.

Céline Boff
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