C’est déjà ça de pris. Le moral des ménages français s'est très légèrement amélioré en février, pour le deuxième mois de rang, une première depuis la fin 2010, selon les chiffres de l’Insee. L'indicateur qui le mesure a gagné un point par rapport à janvier pour se hisser à 82 alors qu’il était tombé à 80 en décembre, au plus bas depuis décembre 2008.
Le niveau de février reste cependant à un niveau toujours nettement inférieur à sa moyenne de longue période. «Le chemin est encore très long avant de pouvoir considérer que les Français auront retrouvé le moral», souligne Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas.
D’ailleurs, l’Insee considère l’enquête comme stable. A première vue, rien de bien nouveau, en effet, puisque depuis quatre mois, elle joue au yo-yo en gagnant un point par ci et en perdant un par là.
Tournant favorable
Malgré tout, Hélène Baudchon préfère voir le verre à moitié plein: «Comme en janvier, les détails de l’enquête penchent, légèrement, du côté favorable. Nous accordons en effet plus d’importance au jugement moins négatif des ménages sur le futur qu’à leur opinion plus défavorable sur le passé. La hausse de 5 points du solde d’opinion sur l’opportunité de faire des achats importants est plus particulièrement encourageante et renforce la possibilité d’une inflexion de la consommation vers une orientation moins négative de celle-ci. Le solde d’opinion sur les perspectives de chômage, en baisse de 1 point, semble, lui aussi, prendre un tournant favorable».
Visiblement, il y a des raisons de reprendre espoir. D’ailleurs, «les enquêtes de confiance en France de ces derniers mois ont toutes en commun d’avoir progressé à tout petit pas, de manière très frileuse. Cela s’explique par l’environnement économique, financier et politique, difficile, instable et incertain. Mais, malgré tout, la confiance a regagné un peu de terrain en cessant d’en perdre. Et même s’il est petit, c’est un pas dans la bonne direction», conclut Hélène Baudchon.
L'étude de l'Insee sonde chaque mois 2.000 ménages par téléphone pour prendre le pouls de leurs attentes économiques. Elle permet d'avoir de bonnes indications sur l'évolution de la consommation, pilier traditionnel de la croissance française.
L'étude de l'Insee sonde chaque mois 2.000 ménages par téléphone pour prendre le pouls de leurs attentes économiques. Elle permet d'avoir de bonnes indications sur l'évolution de la consommation, pilier traditionnel de la croissance française.