Les échanges risquent d'être houleux. C'est aujourd'hui que les partenaires sociaux entament les discussions sur accords compétitivité-emploi, que Nicolas Sarkozy voudrait voir mettre en place pour accroître la flexibilité du temps de travail et des salaires. Ces derniers doivent permettre aux entreprises de faire évoluer le temps de travail des salariés à la hausse ou à la baisse, en fonction de leur activité, en contrepartie d'une promesse du maintien des emplois. Et ce, sans avoir besoin de l'accord individuel des salariés.
Calendrier électoral oblige, le gouvernement a donné deux mois aux partenaires sociaux pour négocier sur le sujet. A défaut, il a menacé de déposer un projet de loi. Ce qui a suscité l'ire des syndicats. «C'est une curieuse conception du dialogue social de ne donner que deux mois pour discuter et d'indiquer la conclusion à laquelle on doit aboutir», commente Mohamed Oussedik, secrétaire confédéral à la CGT. De son côté, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a prévenu que la négociation à venir serait «très dure», la plupart des syndicats étant hostiles à la mesure. «Elle conduirait à la déréglementation du temps de travail», résume Mohamed Oussedik.