Les purs jus et le rayon frais ont porté la consommation française des jus de fruits en 2011 tandis que les jus à base de concentré et les nectars ont chuté. Ces chiffres sont à mettre en perspective par rapport à la baisse de la consommation des ménages de 0,5% en 2011 et à la hausse des prix des matières premières.
Les prix de vente consommateur des concentrés ont quant à eux gagné quelques points ( 7,6%), mais à un degré très infime comparé aux coûts de production: 75% pour le concentré de jus d’orange, 80% pour le pamplemousse et 100% pour la pomme. Le prix des purs jus a lui aussi augmenté à hauteur de 15% pour l’orange, 30% pour le raisin, 30% pour la pomme. Les producteurs vont donc devoir rogner leurs marges et espérer une baisse du coût du fruit en 2012.
De nombreux facteurs pèsent sur la production
Les coûts de production ont été impactés par tout un ensemble de données: le coût des emballages (PET, carton) a bondi de 50% ces deux dernières années, celui des transports aussi ( 5%), la faiblesse de l’euro pour les questions d’approvisionnement, les politiques interventionnistes limitant la disponibilité des matières premières, les conditions météorologiques des pays producteurs (pluie au Brésil, gel en Floride). La demande croissante venue des pays émergents tire aussi les prix vers le haut.
Elles n’ont cependant toujours pas eu d’influence sur le prix moyen des purs jus en magasins, qui n’est passé que de 1,50 euro le litre en 2004 à 1,51 en 2010. Les coûts devraient toutefois poursuivre leur hausse cette année selon l’Union nationale interprofessionnelle des jus de fruits. Les prix en supermarché pourraient finir par en pâtir.