Le BHV a-t-il encore un avenir? Il est permis de se poser la question alors que le Bazar de l’Hôtel de Ville, détenue par le groupe Galeries Lafayette (Galeries Lafayette, BHV, Louis Pion-Royal Quartz, Laser, Monoprix) s’apprête à fermer deux nouveaux points de ventes à Montlhéry, (Essonne), en région parisienne, et à Saint-Genis-Laval (Rhône) pour des raisons de compétitivité.
Les 109 salariés vont faire l’objet d’un plan de sauvegarde de l’emploi accompagné d’une proposition individuelle de reclassement «dans les autres unités du groupe, c'est-à-dire, en Ile-de-France, les BHV de Parly 2, de Rivoli, à Paris, ainsi que les différentes Galeries Lafayette, et dans la région de Lyon, au BHV ou aux Galeries Lafayette du centre commercial de Lyon-Part Dieu ou dans le BHV de Limonest», détaille la direction des Galeries dans Les Echos ce lundi.
«C’est malheureusement mal parti»
Il n’empêche, le BHV ne compte plus que quatre unités contre dix-huit il y a encore huit ans, calcule le quotidien. La direction refuse d’envisager le pire. «Il ne s'agit pas d'annoncer la fin du BHV. Le groupe est attaché à l'enseigne», souligne un porte-parole.
Le responsable d’un cabinet de conseil interrogé par 20 Minutes, se montre plus pessimiste: «Le BHV est un grand magasin traditionnel qui a toujours eu des difficultés importantes à se positionner» entre la mode, la décoration et le bricolage. Sur ces deux derniers segments, l’enseigne est d’ailleurs assiégé par des acteurs comme Castorama ou Leroy-Merlin qui sont «passés sur un mode d’expertise très forte».
Ce spécialiste pointe plus globalement le phénomène essentiellement parisien des grands magasins et qui a des difficultés à trouver sa place en province contrairement à l’Allemagne.
Sous réserve d’une réinvention globale avec de gros investissements, il ne voit pas de futur pour le BHV. «C’est malheureusement mal parti», conclut-il.