Les Français ont un faible pour la volaille. Ils en ont consommé 1.606.000 tonnes l’an dernier, en hausse de 1% sur un an, alors que, dans le même temps, les ventes de viandes de boucherie (bœuf, agneau, porc, cheval, mouton…) ont reculé de 2,5%.
En 2011, «la consommation de volaille française par habitant dépasse légèrement les 25kg par an», souligne au Figaro, Francis Bouju, président de l'Association de promotion de la volaille française (APVF).
Elle grignote ainsi son retard sur le porc (32kg par an), en recul de 2% et dépasse désormais nettement le bœuf (21kg par an) en repli de 1%.
Trois raisons expliquent le succès de la volaille malgré l’envolée des prix de 5,7% en 2011 en raison de la hausse des matières premières agricoles. D’abord, c’est la deuxième viande la moins chère, avec un kilo à 7,78 euros contre 12,94 euros pour le bœuf et 6,58 euros pour le porc. Ensuite, contrairement à cette dernière, elle n’est pas interdite dans les religions juive et musulmane.
Premier producteur de l'Union européenne
Elle est également parfaite pour les régimes. Quand il faut compter respectivement 114 et 124 calories pour 100 grammes de dinde ou de poulet, ce chiffre monte à 183 pour le bœuf, 220 pour le mouton et même 285 pour le porc, selon l’APVF.
Mais la filière avicole a encore une belle marge de progression. Ainsi, aux Etats-Unis, la consommation annuelle par habitant est de 44kg.
Aujourd’hui, la France est le premier pays producteur dans l’Union européenne et le cinquième au niveau mondial. La filière a exporté près du tiers de sa production réalisée en France soit 603.000 tonnes.