Seulement 25% d'effet sur l'industrie: l'impact de la TVA sociale a été nettement revu à la baisse vendredi par Gilles Carrez.
Le gouvernement, qui présente la TVA sociale comme une mesure pour la compétitivité des entreprises, assure, lui, que les allègements de cotisations sociales patronales ciblent «80% des effectifs de l'industrie».
Allègement de 3,3 milliards sur l'industrie
A l'appui de sa démonstration, le rapporteur général du Budget a précisé que sur les 13,2 milliards d'euros d'exonérations de cotisations prévus par le dispositif, 5,75 milliards concernent les salaires compris entre 1 et 1,6 Smic, déjà bénéficiaires des allégements de cotisations dits Fillon et déjà dans «un secteur peu concerné par la concurrence internationale» (BTP, services à la personne ou grande distribution).
Dans son rapport sur le projet de budget rectificatif, consultable sur internet vendredi, Gilles Carrez a précisé que «le secteur industriel bénéficierait d'un allègement de 3,3 milliards, soit un quart du total».
Pas de pronostic sur l'emploi
Interrogé sur le chiffre de 100.000 emplois crées, avancé par la ministre du Budget Valérie Pécresse, il s'est refusé à faire un pronostic: «Je ne sais pas, c'est peut-être moins, peut-être plus».
Effet nul sur l'inflation
A l'instar du gouvernement en revanche, le député du Val-de-Marne s'est dit persuadé que la hausse de 1,6 point de la TVA n'aurait pas d'effet sur l'inflation. «Il n'y aura pas d'augmentation de coûts», a-t-il assuré.
Les économistes français sont divisés sur ce point.
Sur le fond, la TVA sociale, «c'est une bonne mesure, je n'ai aucun état d'âme là-dessus», a-t-il déclaré, tout en réaffirmant qu'elle aurait été plus opportune en «début de législature».