L'horlogerie-bijouterie «made in France» se porte bien

1 contribution
Publié le 7 février 2012.

INDUSTRIE - Le secteur de l'horlogerie-bijouterie révèle ses résultats pour 2011...

Avec 2 milliards d’euros HT de chiffre d’affaires, la production de l’horlogerie-bijouterie-joaillerie a connu en 2011 une hausse de 3% par rapport à 2010. Même bonne santé pour les ventes en France, qui ont pesé 5,5 milliards d’euros TTC. Des chiffres satisfaisants pour l’industrie mais qui restent toutefois loin des résultats de la haute horlogerie. «C’est une excellente année pour l’horlogerie, bonne pour la distribution et correcte pour la bijouterie» échelonne-t-on du côté du comité Francéclat, qui délivre aujourd’hui ces chiffres.

La production en hausse mais une balance import-export toujours déficitaire

Dans le détail pour la production, l’horlogerie représente 300 millions – dont 80 millions pour les seules montres -, la bijouterie-joaillerie 1,5 millions – 1,1 million pour les bijoux or. Le comité Francéclat fait état de la percée de la bijouterie fantaisie avec 200 millions d’euros.

La France exporte et réexporte pour 4 milliards d’euros en 2011 vers l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni pour les trois premiers. Pour les bijoux or, la Suisse est le premier client. Il s’agit toutefois en réalité d’un pays de transit. La France est le 5ème pays exportateur au monde.

Du côté des importations, 4,8 milliards d’euros ont été dépensés. La Suisse reste notre premier fournisseur de montres en valeur, la Chine est elle première en unités. L’Italie est le premier sur le segment des bijoux en or.

Les ventes de 2011 effacent la récession

Les ventes d’horlogerie-bijouterie se chiffrent à hauteur de 5,5 milliards d’euros TTC en 2011 dans l’Hexagone, après trois semestres de hausse consécutifs. Il s’agit de la deuxième année de hausse consécutive, après 2% en 2010, depuis les répercussions de la crise bancaire en 2008-2009. Le niveau de 2007 est même dépassé. La plus forte hausse concerne les bijoux en argent avec 9% d’une année sur l’autre.

Dans le détail, les montres génèrent près d’1,4 milliard d’euros, soit 14 millions d’unités pour un prix moyen de 97 euros. Dans le même temps, les bijoux en or sur titres amassent 2,5 millions malgré l’augmentation de 23% du prix de l’or. Les bijoux fantaisie s’immiscent dans le tableau avec 500.000 euros. Les bijoux en argent effectuent aussi une belle percée face à la hausse des matières premières. Au total, les bijoux représentent 3,8 milliards d’euros en 2011, 67 millions d’unités. Le prix moyen s’élève à 57 euros.

L’horlogerie-bijouterie voit même le Web prendre une place grandissante dans sa distribution via les catalogues, les sites spécialisés, de déstockage (ventes privées), des enseignes (le manège à bijoux), des marques ou des centaines d’horlogers-bijoutiers.

Il se dégage de ces chiffres que malgré le moral en berne des Français, la consommation reste élevée. «C’est une excellente année pour l’horlogerie, bonne pour la distribution et correcte pour la bijouterie» «La bijouterie est un marché d’envie», précise-t-on du côté du comité.

Bertrand de Volontat
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr